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"Ma fille, mon enfant", une BD qui schématise le racisme ordinaire à l’heure du coronavirus

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4 avril 2020 - 14h30 - Monde

La bande dessinée "Ma fille, mon enfant" est parue en début d’année aux éditions Bamboo, bien avant la pandémie du nouveau coronavirus. Pourtant, elle est perçue comme un ouvrage de dénonciation du racisme ordinaire en cette période de crise sanitaire mondiale.

La BD de David Ratte raconte l’histoire de Chloé, amoureuse d’Abdelaziz. Catherine, sa mère, voit d’un mauvais œil cette union. Le père de Chloé a vainement tenté de lui faire entendre raison. Les relations entre la mère et l’enfant n’ont plus été des plus chaleureuses. Par la suite, une tragédie frappe à leur porte.

Cette histoire met en avant le racisme ordinaire. Mieux, elle fait un parallèle avec les attitudes et réflexions racistes d’Européens à l’encontre du peuple chinois au moment où le nouveau coronavirus touchait durement la Chine, fait observer CNEWS. Sans compter les actes de malveillance à l’encontre des Parisiens venus en Vendée fin mars. Les exemples sont légion.

"Dans cette œuvre, je ne traite pas du racisme dans les grandes villes qui est bien différent. Je souhaitais parler de l’esprit de clocher de ces petits villages où tout ce qui vient d’ailleurs peut faire peur", explique David Ratte. Pour le scénariste et dessinateur de la BD, on observe une montée du racisme ordinaire pendant cette période marquée par la pandémie de coronavirus.

"Ces réflexes rétrogrades sont une manière inconsciente de nous rassurer en temps de crise, de penser que chez nous, cela ne peut que se passer mieux qu’ailleurs", déclare-t-il. Comme solutions au racisme ordinaire et à l’intolérance, David Ratte propose "amour, bienveillance et connaissance".

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