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Casablanca : la misogynie bat son plein dans les débits d’alcool

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16 octobre 2020 - 21h30 - Société

Pour pouvoir décrocher un emploi dans un hôtel ou un restaurant à Casablanca, les femmes sont obligées de faire une demande auprès de la police, présenter une fiche anthropométrique et avoir l’accord du tuteur. La nouvelle mesure vient d’être communiquée par l’Association Tahadi pour l’égalité et la citoyenneté.

Certains débits d’alcool à Casablanca ont préféré soumettre l’ensemble de leur personnel féminin à une enquête policière, même celles ayant un poste important. Une procédure, souligne l’association, qui doit être accompagnée de l’accord préalable du mari ou du père.

Qu’elles soient serveuses, femmes de ménage voire cadres supérieures, la mesure n’épargne aucune employée, ajoute l’association, qui s’est interrogée sur les raisons de cette discrimination sexuelle.

"Il aurait été judicieux de se pencher sur la situation juridique des employées au sein de ces établissements, plutôt que de relancer un sujet qui n’est plus d’actualité. Du point de vue légal, la femme a été reconnue comme un être autonome, capable de se prendre en charge en dehors de toute tutelle", a déploré l’association.

"Des attitudes similaires, poursuit la même source, représentent une violation grave de l’essence même de la Constitution de 2011, dont les clauses interdisent toute forme de discrimination, qu’elle soit de nature sexuelle, raciale, ethnique, culturelle, linguistique ou d’appartenance sociale".

Mots clés: Emploi , Casablanca , Femme marocaine

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