Maroc : la fin du pain à 1,20 dirham ?

26 août 2023 - 22h00 - Economie - Ecrit par : S.A

Alors que les prix du blé connaissent une augmentation, de nombreux Marocains s’inquiètent d’une éventuelle flambée des prix du pain, notamment l’emblématique pain à 1dh20. De l’avis des experts, le pain échappera à la hausse des prix.

Des sources expertes et professionnelles ont confié à Hespress que les prix du blé dur ont augmenté en grande partie en raison des facteurs géopolitiques (invasion de l’Ukraine par la Russie, deux exportateurs majeurs du blé), mais aussi des facteurs climatiques, des mécanismes du marché libre. S’agissant de la hausse des prix du blé dur, elle est due à l’impact des opérations d’importation en provenance du Canada, principal fournisseur mondial actuellement en proie aux sécheresses. Grâce au soutien de l’État et à l’existence d’une réserve substantielle de blé tendre, les prix du pain - élément central de l’alimentation des Marocains – subventionné, produit à partir de blé ordinaire, ne subiront, expliquent les mêmes sources, aucune modification ni dans le présent ni dans l’avenir. « Les prix (du pain) ne seront en aucun cas touchés », ont-elles assuré.

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Interrogé sur le sujet, Moulay Abdelkader Alaoui, président de la Fédération Nationale de la Minoterie, fait savoir que « le marché du blé ordinaire est très stable, avec un prix de 300 dirhams par quintal au maximum. En revanche, on constate une nette hausse des prix du blé dur sur les marchés mondiaux, atteignant actuellement 600 dirhams ». Selon lui, cette situation s’explique par les problèmes climatiques auxquels le Canada, principal fournisseur mondial de blé dur, est confronté. « Cette hausse des prix coïncide également avec la période de récolte de ce pays, ce qui impacte négativement sa production nationale », poursuit-il, soulignant que « le déficit de production de blé dur au Canada est la principale raison de la hausse des prix de cette matière première au Maroc. On prévoit également que les prix des engrais et des pâtes seront affectés prochainement. »

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Alaoui ajoutera que cette conjoncture s’applique également aux exportations de produits emblématiques tels que le couscous et les pâtes marocaines, qui reposent exclusivement sur ce type d’engrais canadien, ayant ainsi consolidé leur notoriété en Europe.

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