Près de la moitié des jeunes Marocains ne font pas confiance aux partis politiques

- 06h40 - Maroc - Ecrit par : J.K

45 % des jeunes marocains n’accordent pas leur confiance aux partis politiques. C’est ce que vient de confirmer un sondage qui fait savoir qu’ils sont très nombreux à n’appartenir à aucun des 34 partis qui participent aux élections qui auront lieu dans les tout prochains mois.

À l’issue d’une étude réalisée dans le cadre de la préparation de sa thèse doctorale en droit public, le chercheur Mustapha Taj est parvenu à démontrer que sur un échantillon composé de 1189 jeunes en milieu urbain et 308 jeunes en milieu rural, âgés entre 18 et 40 ans et dont 76,5 % ont un niveau universitaire, seulement un quart des sondés sont actifs en politique. Un autre quart suit attentivement les affaires politiques du royaume. Ainsi, parmi les sondés, 54,7 % s’intéressent ou sont actifs en politique. Mais à l’approche des élections, seulement 30,7 % des jeunes questionnés envisagent y participer.

En ce qui concerne les 70 % restants, 44,7 % des 1516 sondés ont indiqué qu’ils ne faisaient pas confiance aux partis politiques, tandis que 63,4 % déclarent n’appartenir à aucun parti politique. Un manque de confiance qui explique le grand nombre d’abstention des électeurs lors des dernières élections. Ces jeunes, pour la majorité, réclament de l’État un système éducatif performant, des aides dans l’entrepreneuriat ou dans la création d’emplois dans la fonction publique. Les prochaines élections ne présagent rien de bon aux yeux des jeunes sondés. Celles-ci d’après eux, n’apporteront aucun changement, mais démontreront une fois encore le fossé entre promesses de développement et réalisations.

Toutefois, 3 % des jeunes ont préféré travailler dans la société civile pour prendre part au développement politique du pays, tandis que 12,5 % pensent que la protestation dans la rue peut aboutir au changement. Pour 44 % des jeunes, la participation politique est indispensable pour les jeunes, tandis que 44,7 % affirment être méfiants parce qu’ils n’auraient pas trouvé le bon parti politique bien que le royaume compte environ 34 partis politiques.

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