Maroc : le lait, dangereux pour la santé ?

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts affirme que le lait et ses dérivés commercialisés au Maroc ne présentent aucun danger pour la santé des consommateurs et que la tuberculose bovine fait l’objet d’un suivi vétérinaire rigoureux.

Le nombre d’unités autorisées à traiter le lait à l’échelle nationale a atteint 211 unités, en plus de 527 centres de collecte du lait, tous soumis à des contrôles périodiques portant sur les conditions de production, le respect des normes de sécurité sanitaire, et des analyses en laboratoire pour détecter les résidus de médicaments, de pesticides et les polluants, a précisé le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts, soulignant que tout manquement à ces normes entraîne la suspension ou le retrait de l’autorisation sanitaire de l’unité concernée. Le ministère a appelé les citoyens à consommer uniquement du lait et ses dérivés issus d’unités agréées respectant les conditions de stockage, exposant leurs produits dans la chaîne du froid, avec le numéro d’agrément sanitaire clairement affiché sur l’emballage.

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La consommation du lait et de produits laitiers provenant de sources non agréés, inconnues ou ne faisant l’objet d’aucun contrôle sanitaire peut représenter un risque pour la santé, notamment la tuberculose bovine. Le ministère définit celle-ci comme une maladie infectieuse présente dans le royaume depuis des décennies. Elle est régie par un cadre légal strict, fondé sur le dahir royal du 19 septembre 1977 et l’arrêté du ministère de l’Agriculture de 2013, permettant la détection précoce des cas et la mise en œuvre de mesures appropriées, notamment l’abattage des bovins infectés dans des abattoirs contrôlés et l’indemnisation des éleveurs affectés, a-t-il précisé.

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L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) applique un programme national de lutte contre la maladie, en partenariat avec les professionnels, axé sur quatre principaux volets : le diagnostic régulier, l’amélioration des conditions d’hygiène dans les exploitations, l’abattage des animaux infectés, et l’indemnisation des éleveurs conformément aux lois en vigueur, fait savoir le ministère, ajoutant que la maladie ne se limite pas au Maroc, mais existe également dans un certain nombre de pays développés. Cette maladie « nécessite une lutte collective, des efforts continus et des ressources financières importantes pour réduire sa propagation », a-t-il poursuivi.

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