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Le Maroc attendra pour son retrait de la liste grise de l’Union européenne

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12 septembre 2020 - 06h40 - Economie

Le Maroc attend toujours d’être retiré de la liste grise de l’UE, celle des régimes fiscaux jugés dommageables. Aux dernières nouvelles, cette attente pourrait être prolongée jusqu’en février 2021, en raison de la crise sanitaire actuelle liée au Covid-19.

Les responsables marocains sont certains : le Royaume vit ses derniers moments dans la liste grise. Foi d’un communiqué du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration en mai dernier, le Maroc avait reçu un nouveau signal fort du Conseil de l’UE, au regard des réformes du régime des entreprises et des zones de libre-échange (ZLE) du Royaume, conformes à la législation et aux attentes de Bruxelles.

Seulement, le calendrier des réunions et la pandémie de Covid-19 pourraient retarder la décision finale jusqu’à début 2021 au lieu du mois d’octobre attendu, selon une source anonyme à l’OCDE.

Entre temps, deux événements majeurs peuvent entrer en considération : l’élaboration de la loi de Finances 2021 attendue durant la deuxième quinzaine du mois d’octobre. Le PLF 2021 pourra sortir de nouvelles réformes fiscales, mais le principe de la non-rétroactivité soulevé par le Maroc, peine à passer.

Il y a aussi l’entrée en vigueur du dispositif des échanges bancaires en janvier prochain sur lequel compte le gouvernement pour contrer les mauvais contribuables. Seulement que là, le Royaume doit transmettre ses données. En clair, tout repose sur la loi de Finances 2021, l’entrée en vigueur des échanges bancaires, et les changements au régime CFC.

L’important au final, c’est ce qu’en tire le Maroc en terme d’attractivité ; le Maroc considéré comme une importante destination sur le continent pour les investissements européens mais également asiatiques, vivement attendus.

Mots clés: Union européenne

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