Le Maroc adhère à la convention de l’ONU contre la discrimination des femmes

- 00h53 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le Maroc compte adhérer au Protocole facultatif à la Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes lors de la réunion de la commission onusienne consacrée à cette question, prévue fin janvier à Genève, a affirmé Nouzha Skalli.

Nouzha Skalli a indiqué que les acquis réalisés par le Royaume au niveau des droits de l’Homme notamment en ce qui concerne le code de la famille et la loi sur la nationalité, ont contribué à dépasser un certain nombre de réserves à la CEDAW. La réunion de Genève constituera une opportunité pour présenter les étapes franchies par le Maroc dans divers domaines et en particulier à la faveur de son adhésion au protocole facultatif à la CEDAW.

La ministre a fait savoir que son département présentera prochainement un projet de loi relative au traitement de la violence contre les femmes, oeuvrera au développement des Centres d’écoute à travers l’ensemble du territoire du Royaume pour assister les femmes victimes de violence et à la création d’un Centre pilote de thérapie pour les hommes auteurs de ces violences.

Evoquant le phénomène de la mendicité professionnelle, la ministre a indiqué que son ministère se penche actuellement sur le traitement de cette question en vue de favoriser la réinsertion des personnes vulnérables et la dynamisation de tous les mécanismes juridiques visant la lutte contre ce phénomène.

L’évaluation préliminaire du programme "Casablanca pour la lutte contre la mendicité professionnelle" a permis la réinsertion de 80 pc des mendiants tandis que 13 cas parmi 2.000 ont été déférés devant la justice, poursuivis pour exploitation de mineurs ou de personnes handicapées à des fins de mendicité professionnelle, ou acte de violence à l’égard des citoyens.

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    “Pss, Pss… Manchoufoukch azzine ?”. La formule est usuelle chez les dragueurs impénitents de la rue marocaine. Mais bientôt, ils devront tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de proférer pareilles sérénades. Un projet de loi veut en effet pénaliser le harcèlement sexuel sur la voie publique, la “drague” pour le commun des mortels. Selon ses (futures) dispositions, toute personne ayant prononcé des paroles obscènes à l'adresse d'une femme dans un lieu public risque une peine allant d'un mois à deux ans de prison, assortie d'une amende variant de 1200 à 2000 DH.

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