Maroc : le SMIG passerait à 2500 DH

23 avril 2014 - 22h01 - Economie - Ecrit par : Jalil Laaboudi

Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane compte augmenter le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), qui passerait ainsi d’environ 2300 DH à près de 2500 DH, soit une hausse de 10%, étalée sur deux ans, révèle une source du gouvernement au quotidien Akhbar Al Yaoum.

Benkirane a déjà soumis la mesure à Meriem Bensaleh, présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), mais celle-ci aurait émis quelques réserves à ce propos, avant de proposer une revalorisation de 5%, soit environ 100 DH, ajoute la même source.

Toutefois, "l’écrasante majorité des fédérations sont opposées à une hausse. Du côté des textiliens, il n’est pas question de toucher au salaire minimum, "car ils viennent d’appliquer en janvier 2014, l’ultime tranche de la dernière augmentation", rapporte le quotidien L’Economiste.

Au sein du patronat, certaines fédérations proposent une hausse de moins de 5%, mais pas cette année, confient des sources de la CGEM au journal. "D’autres proposent un moratoire. Un troisième groupe serait favorable à la modulation de la hausse en fonction de son impact par secteur".

Les tractations sont lancées. La révision du SMIG figure en tête des revendications des principales centrales syndicales, qui s’attendent à une décision favorable du gouvernement d’ici le premier mai.

Miloudi Moukharek, secrétaire général de l’Union marocaine des travailleurs (UMT), cité par L’Economiste, rappelle à Abdelilah Benkirane qu’il s’était engagé lors de sa campagne électorale à porter le SMIG à 3000 DH, précisant au chef du gouvernement que "c’est bien grâce au vote de cette population que le PJD a été élu".

Pour le quotidien Akhbar Al Yaoum, le gouvernement tente ainsi d’atténuer la pression financière que subissent les pauvres, en raison du renchérissement du coût de la vie, rappelant que le gouvernement islamiste n’a pas tenu ses promesses d’offrir des subventions directes aux pauvres.

La Caisse de compensation profite essentiellement aux riches. Les démunis n’en bénéficient en effet qu’à hauteur de 5 DH par jour. 70% des ressources financières de cette Caisse, soit 43 milliards de DH, atterrissent directement dans les poches des entreprises, des gros agriculteurs, des usines et de l’Office National de l’Eau et de l’Electricité (ONE), d’après le dernier rapport de la Cour des Comptes.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) - Parti de la Justice et du Développement (PJD) - Miriem Bensaleh Chaqroun - Caisse de compensation

Ces articles devraient vous intéresser :

Maroc : le prix du gaz s’envole dès lundi

Le prix du gaz butane au Maroc connaîtra une augmentation à partir de ce lundi 20 mai 2024, suite à la décision du gouvernement de décompenser partiellement la subvention accordée à ce produit. Cette mesure vise, dit-on, à rationaliser les dépenses...

Maroc : les chiffres alarmants sur la corruption des députés

Sur les 30 députés à la Chambre des représentants poursuivis ou condamnés pour des faits de corruption, de détournement de fonds publics ou d’abus de pouvoir, 16 proviennent de la majorité (RNI, PAM et l’Istiqlal). C’est le constat fait par Jeune Afrique.

« Le mariage avant l’école »

Les propos d’Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), et par ailleurs ancien chef de gouvernement sur le mariage et l’éducation des jeunes filles font polémique.

Maroc : des MRE exclus !

Au Parlement marocain, les députés de la majorité (Rassemblement national des indépendants, Parti Authenticité et Modernité et Istiqlal) et de l’opposition (parti de la justice et du développement) ont du mal à s’accorder sur une proposition de loi...

Maroc : très (très) cher gaz

Les subventions pour le gaz butane coûtent chaque année plus de 15 milliards de dirhams à l’État marocain, a indiqué en début de semaine Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget.

Maroc : des amendes jusqu’à 10 000 dirhams pour les fumeurs ?

Préoccupée par la croissance du tabagisme au sein de la société, de son impact sur la santé publique et de l’économie marocaine, le groupe du Parti de la Justice et du Développement (PJD) à la Chambre des représentants, présente une proposition de loi...

Maroc : les démolitions sur les plages sont elles légales ?

Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur a été interpellé par Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD), sur le respect de la loi dans le processus de démolition de plusieurs résidences...

Bouteille de gaz au Maroc : le prix flambe à partir d’avril

Le compte à rebours est lancé. À partir du 1ᵉʳ avril 2024, les Marocains devront mettre la main à la poche pour se procurer une bouteille de gaz butane. Exit la subvention de l’État, le prix passera de 40 à 50 dirhams, actant la première étape d’une...

ADN au Maroc : vers un fichage incontrôlé ?

L’utilisation à des fin illégales des empreintes et des échantillons d’ADN des Marocains, prélevés dans le cadre des enquêtes criminelles, préoccupe des parlementaires qui ont interpelé le gouvernement à ce sujet.

Des députés marocains veulent les ... déchets européens

Des députés ont souhaité la poursuite de l’importation au Maroc de déchets depuis l’Europe. C’était jeudi, lors de la séance plénière consacrée au vote du projet de loi de finances 2025.