Maroc : les stars du web traqués

- 06h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

L’ère du vide juridique s’achève pour les stars marocaines du web. La ministre de l’Économie, Nadia Fettah, a détaillé au Parlement le nouveau plan gouvernemental pour soumettre les revenus des influenceurs à l’impôt de droit commun.

Fini l’ambiguïté fiscale pour les créateurs de contenu. Qu’ils résident dans le royaume ou travaillent depuis l’étranger pour le marché local, leurs gains relèvent désormais de l’impôt sur le revenu. L’administration ne crée pas de nouvelle taxe, mais applique les textes existants à toute activité numérique lucrative et répétitive, incluant la monétisation, les placements de produits et les contrats publicitaires. Afin de garantir une équité totale avec les commerçants traditionnels, ces professionnels devront également s’acquitter de la TVA si leur chiffre d’affaires annuel franchit la barre des 500 000 dirhams, un seuil relevé à deux millions pour les plateformes d’e-commerce.

Sur Bladi.net : Fisc : Le Maroc lance une chasse aux sorcières contre les influenceurs « fraudeurs »

Pour asseoir cette régulation, le ministère des Finances s’est largement inspiré des modèles américain et européen, où ces revenus sont strictement assimilés à des bénéfices commerciaux. L’exécutif compte même traquer les rémunérations plus volatiles, comme les cadeaux numériques. Sur le terrain, l’étau se resserre avec le déploiement de brigades spécialisées.

Ces unités ont désormais pour mission de scruter les réseaux sociaux afin de comparer le train de vie affiché par les influenceurs avec leurs déclarations officielles. Ce maillage s’appuie sur un échange de données ultra-rapide avec les banques et oblige les prestataires non-résidents à déclarer leurs recettes trimestriellement sur un portail dédié.

Sur Bladi.net : Maroc : un nouvel impôt dans l’immobilier ?

Au-delà de la simple collecte de fonds, cette offensive vise à structurer un secteur économique en pleine explosion. En basculant vers l’économie formelle, ces professionnels du web disposeront enfin d’un cadre stable pour justifier leurs finances auprès des banques ou obtenir des visas. Devant les parlementaires, Nadia Fettah a rappelé que la participation aux charges publiques demeurait un devoir constitutionnel. Si le gouvernement privilégie pour l’instant la pédagogie et le « consentement volontaire » à l’impôt, le message est clair : la sphère numérique n’est définitivement plus une zone de non-droit.

  • Immobilier : ce qui change pour vos transactions au Maroc

    Une nouvelle circulaire ministérielle impose la dématérialisation de l'attestation fiscale immobilière au Maroc. Les délais de traitement sont désormais limités à 48 heures, tandis que les notaires et les percepteurs communaux voient leurs responsabilités renforcées pour sécuriser les transactions.

  • Fisc : Le Maroc lance une chasse aux sorcières contre les influenceurs « fraudeurs »

    La Direction générale des impôts a lancé une vaste opération de régularisation ciblant les influenceurs sur les réseaux sociaux. Cette offensive vise à recouvrer les impôts sur les revenus publicitaires non déclarés, estimés à plusieurs dizaines de millions de dirhams.

  • Vente immobilière au Maroc : Les nouveaux coefficients 2026 pour payer moins d'impôts

    Le gouvernement marocain a publié les nouveaux coefficients de réévaluation applicables en 2026 pour le calcul de l'impôt sur les profits immobiliers. Ces indicateurs visent à actualiser la valeur d'acquisition des biens en tenant compte de l'évolution économique.

  • Maroc : un nouvel impôt dans l'immobilier ?

    Face aux rumeurs évoquant un nouvel impôt sur le logement au Maroc, les autorités démentent. Il s'agit uniquement d'un transfert de gestion vers la Direction générale des impôts (DGI) et d'une numérisation du paiement, sans changement des règles tarifaires.

  • Les entreprises marocaines n'ont jamais autant rempli les caisses de l'État

    Portées par une vaste réforme, les recettes de l'impôt sur les sociétés ont atteint un niveau historique au Maroc lors du premier trimestre 2026. Une dynamique spectaculaire qui redessine les équilibres du budget de l'État.

  • Réforme fiscale 2026 au Maroc : ce que change la circulaire de la DGI pour les entreprises et les contribuables

    La Direction Générale des Impôts a publié la circulaire n° 737 détaillant les mesures de la Loi de Finances 2026. Ce document fixe le cadre doctrinal pour l'impôt sur les sociétés, le revenu et la TVA dès cet exercice.

  • Au Maroc, le fisc met la pression

    À l'approche du 1er mai 2026, la Direction Générale des Impôts rappelle aux contribuables leurs obligations déclaratives et de paiement. Entre la TVA, l'impôt sur le revenu et les auto-entrepreneurs, toutes les démarches doivent être finalisées numériquement.

  • Le Maroc commence à traquer les détenteurs de Bitcoin

    Face à l'engouement pour les monnaies virtuelles, les autorités marocaines intensifient leurs contrôles. Si la pratique reste fermement interdite, le royaume prépare une loi pour encadrer un marché numérique devenu impossible à ignorer.

  • Impôts : des procédures simplifiées pour les MRE

    La simplification des procédures administratives pour les Marocains résidant à l'étranger (MRE) a permis à ces derniers de se mettre à jour vis-à-vis de l'administration fiscale, a déclaré Nadia Fettah, ministre de l'Économie et des finances.

  • Immobilier au Maroc : ce qui va changer

    Depuis le 8 avril 2026, une circulaire révolutionne la délivrance de l'attestation fiscale immobilière au Maroc. Digitalisation forcée et délais de 48 heures transforment le percepteur communal en pivot de la transaction, capable de bloquer toute vente en cas d'impayé.