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Maroc : travailleurs, artistes et musiciens sur la paille

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12 août 2020 - 21h30 - Société

Contrairement aux souks, les plages, les cafés-restaurants, les cabarets et des discothèques n’ont pas été autorisés à rouvrir dans le cadre des mesures d’allègement du confinement. Tenanciers, travailleurs, artistes et musiciens crient misère.

Les tenanciers, les travailleurs et les artistes souffrent de l’exclusion des cabarets et des discothèques de Casablanca et d’autres villes du pays de la liste des activités autorisées à reprendre dans le cadre des mesures d’allègement du confinement, fait savoir Assabah. Sans salaire, sans indemnité Covid-19, les travailleurs sont sur la paille. La majorité ne détient pas la carte RAMED. Puisque l’employeur ne les a pas déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

"Je ne perçois pas de salaire et ne dispose d’aucune couverture sociale. Mon revenu provenait uniquement des pourboires. De la générosité des clients", confie l’employé d’un cabaret à Aïn Diab. Une femme employée comme technicienne de surface dans une discothèque de la capitale économique du pays vit, elle aussi, la même situation. Elle n’a plus de moyens pour nourrir ses petites-filles après le décès de leur mère.

"Je ne comprends pas pourquoi ces restaurants, où il y a de la musique le soir, ont été exclus de la liste des activités autorisées dans le cadre de l’allègement du confinement, alors que d’autres espaces (souks, plages) accueillent de nombreuses personnes", s’interroge le gérant d’un restaurant d’Aïn Diab.

Face à cette situation, les tenanciers des cabarets et des discothèques, les travailleurs, les artistes et les musiciens appellent le gouvernement à l’aide.

Mots clés: Restauration , Musique

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