Un Marocain en instance de divorce marche sur Paris pour réclamer ses droits

- 20h50 - France - Ecrit par : P. A

Le Marocain Abdel Merzak, en instance de divorce depuis 2017, est parti de Fleurance à pied il y a deux semaines pour rejoindre Paris où il espère rencontrer le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, pour lui faire part de son problème. Il estime être injustement traité par la magistrate en charge de son dossier de divorce avec son ex-femme.

Abdel Merzak conteste le montant de la pension alimentaire dont il doit s’acquitter. Il estime que la magistrate en charge de l’affaire en appel n’a pas tenu compte de son dossier, et a donc décidé de se faire entendre du ministre de la Justice. C’est ainsi qu’il a entrepris de se rendre à pied à Paris depuis Fleurance pour pointer devant le ministère, place Vendôme, en espérant rencontrer le Garde des Sceaux. Après avoir parcouru près de 700 kilomètres en plus de deux semaines, Abdel Merzak est arrivé lundi près de la capitale française, rapporte La Dépêche.

Le Marocain s’est séparé depuis 2017 de son ex-femme et mère de ses deux filles. La justice a décidé, dans le cadre du divorce, d’accorder une pension alimentaire mensuelle de 1 300 euros à la mère dont il devrait s’acquitter. « Madame m’a dérobé deux bulletins de salaire de 2015 pour l’audience, fin 2017, mais qui n’avaient plus lieu d’être puisque je n’avais plus ce salaire depuis de longs mois. Je suis d’accord pour donner une pension à mes filles, c’est tout à fait normal. Mais je ne pourrais pas donner cette somme », explique Abdel Merzak.

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Son avocate n’a pas fait diligence pour transmettre sa fiche de paie actuelle à la juge qui a fini par rendre sa décision sans avoir pris connaissance de ces documents. Le Marocain change alors d’avocat et décide de faire appel de la décision en 2018, sans toutefois verser les pensions. « J’ai eu droit à des huissiers, on a saisi mon salaire directement chez mon employeur pendant douze mois, on m’a laissé l’équivalent du RSA pour vivre pendant un an. Une fois payé mon loyer, il me restait 20 € pour vivre », ajoute-t-il. Ce prélèvement à la source est intenable pour le père qui gagne 1 500 euros.

A l’audience d’appel, la juge fixe la pension alimentaire à 900 euros et restreint aussi son droit de visite. Il n’a droit qu’à une heure de visite tous les quinze jours dans un lieu géré par une association. « Je leur ai téléphoné pour organiser ces visites, et on m’annonce qu’il n’y a pas assez d’éducateurs pour traiter mon dossier. Pendant six mois, je ne peux même pas les voir deux minutes ! », se désole Abdel Merzak qui est déjà à « pratiquement huit ans de procédure ». Son périple sur Paris est suivi sur Facebook par 300 personnes qui lui offrent les nuitées dans les hôtels. Lundi soir, il était à Longjumeau, à 20 kilomètres de Paris.

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