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Moulay Hicham porte plainte contre Ali Amar pour diffamation et réclame 100.000 euros

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29 septembre 2015 - 12h25 - Maroc

Une plainte pour diffamation vient d’être déposée par le prince Moulay Hicham contre le journaliste Ali Amar. Elle fait suite à la publication du livre « Moulay Hicham, itinéraire d’une ambition démesurée », sorti en juillet dernier.

Dans une citation à comparaître publiée sur son site internet personnel, Moulay Hicham considère que le journaliste a porté atteinte à son honneur et à celui de la famille royale pour avoir diffusé des « affirmation erronées » qui n’ont fait l’objet d’aucune enquête sérieuse.

Dans sa plainte, Moulay Hicham revient surtout sur deux faits abordés par le journaliste dans son livre. L’épisode du Kosovo en 1999 durant lequel Moulay Hicham a participé à « une mission humanitaire » ((Minuk) auprès de l’envoyé de l’ONU Bernard Kouchner et où il se serait enrichi en vendant des armes aux factions armées au Kosovo.

Ali Amar écrit :

« il a encore une fois oublié de mentionner qu’il a joué les intermédiaires entre les fabricants d’armes, certains pays du Golfe, et les milices bosniaques pour livrer du matériel militaire et des munitions aux combattants musulmans, une affaire qui a ruiné sa réputation à l’ONU alors qu’il avait frappé à la porte de son secrétaire général pour participer en tant que missionnaire pour la paix ! Cette affaire, tenue jusqu’ici secrète lui avait valu bien des soucis ».

Moulay Hicham lui reproche également l’extrait du livre qui revient sur le projet « Ksar El Rimal » dans lequel il est accusé d’avoir surfacturé des prestations et ne pas avoir payé des impôts et des charges sociales.

« Lors d’une enquête que j’ai réalisée pour Le Journal Hebdomadaire sur la banque CIH, nous avons découvert que Moulay Hicham avait fait bâtir son complexe touristique Ksar Al Rimal sur la base de surfacturations pour s’assurer d’importants crédits auprès du CIH. Certains fournisseurs fictifs de ce projet immobilier avaient opportunément établi leurs sociétés-écrans à Gibraltar, ce qui permettait ainsi de faire fuir des capitaux en devises à l’étranger », peut-on livre dans le livre.

100.000 euros de dommages et intérêts sont réclamés par Moulay Hicham en réparation du préjudice moral. Les Editions Pierre Guillaume De Roux sont également citées dans la même affaire.

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