New York Times : le Maroc se dirige vers une crise politique

- 20h30 - Maroc - Ecrit par : Fouad Boumnadel

Le Maroc se dirige lentement vers une crise politique, encouragée par la décision du patron de l’Istiqlal Hamid Chabat, de se retirer de la coalition gouvernementale d’Abdelilah Benkirane, selon le New York Times.

Dans sa chronique publiée hier sur le site du New York Times, Ursula Lindsey explique que le Parti Justice et Développement continue de jouir d’une grande popularité au Maroc, où les crises économique et politique n’ont pas réussi à ternir son image. Malgré cela, il est difficile pour les ministres du PJD d’affronter la situation politique du pays avec optimisme.

Face à la menace de la crise, les réformes impopulaires décidées par le gouvernement islamiste depuis son arrivée au pouvoir, font quotidiennement l’objet de vives critiques de la part de ses opposants au Parlement, mais également de ses alliés défavorables au projet de réforme de la caisse de compensation.

Les tensions constantes entre les islamistes et le Palais empêchent, selon le New York Times, d’instaurer de réelles réformes économiques et politiques, dans le respect de la nouvelle constitution marocaine. Les ministres du gouvernement islamiste sont éclipsés par les conseillers personnels du roi Mohammed VI, qui détiennent le vrai pouvoir et prennent les grandes décisions au Maroc.

Certains rituels makhzeniens, tels le baise-main et la prosternation devant Mohammed VI lors de fêtes et cérémonies, dont la cérémonie d’allégeance, auraient pour unique but de renforcer le rôle central du Roi, et de souligner le rôle secondaire du gouvernement et des partis politiques.

  • Le conflit entre le PJD et 2M sur le New York Times

    "Au Maroc, la télévision fait partie du jeu du pouvoir", titrait mercredi le quotidien américain New York Times, faisant référence au conflit opposant le Parti Justice et Développement (PJD) aux dirigeants de la chaîne de télévision publique 2M. L'industrie médiatique marocaine fait l'objet d'un bras de fer permanent entre le parti islamiste au pouvoir et le Palais Royal, écrit le New York Times.

  • Hamid Chabat : "La fin de Benkirane est proche"

    "Abdelilah Benkirane menace de détruire le pays, pour faire pression sur l'Etat, en semant la sédition au Maroc, (...), et brûlant le Royaume...", a affirmé Hamid Chabat, secrétaire général de l'Istiqlal.

  • Le Roi Mohammed VI attendu dimanche à Oujda

    Le Roi Mohammed VI en visite privée en France depuis le 11 mai dernier, où il séjourne dans son château de Betz, serait attendu ce dimanche à Oujda. Le Souverain dont l'arrivée au Maroc est guettée par toute la classe politique, recevrait également le même jour Hamid Chabat, secrétaire général de l'Istiqlal.

  • L'Istiqlal se retire officiellement du gouvernement Benkirane

    Les ministres du Parti de l'Istiqlal ont présenté leur démission mardi vers midi au chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, conformément à l'article 47 de la Constitution. Hamid Chabat, patron de l'Istiqlal a décidé de retirer ses ministres de l'exécutif islamiste, après avoir eu lundi l'aval du Roi Mohammed VI.

  • Hamid Chabat, l'homme qui veut (à tout prix) devenir Premier ministre !

    L'Istiqlal a décidé de se retirer de l'exécutif Benkirane. Cette décision prise samedi lors d'une réunion du Conseil national du parti, ne sera finalement pas appliquée. Le Roi Mohammed VI est intervenu pour contenir cette crise gouvernementale et assurer la bonne marche du gouvernement, comme le lui permet la Constitution.

  • Démission de l'Istiqlal, le Roi Mohammed VI ne voulait pas s'immiscer

    Le Roi Mohammed VI n'aurait pas souhaité utiliser l'article 42 de la constitution pour arbitrer le différend entre les partis de l'Istiqlal et celui de la Justice et du Développement (PJD), formant coalition gouvernementale.

  • Les gauchistes marocains veulent remplacer l'Istiqlal dans le gouvernement Benkirane

    La coalition formée mercredi par l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), le parti socialiste démocratique (PSD) et le parti travailliste (PT), pour contrecarrer la montée en puissance du Parti Justice et Développement (PJD), aurait probablement pour objectif de servir d'alternative à l'éventuelle sortie de l'Istiqlal du gouvernement, estiment plusieurs observateurs de la scène politique nationale.

  • Qui veut la peau de Benkirane ?

    "Le gouvernement Benkirane n'est qu'un nuage passager, quant au Parlement actuel, il est le plus banal de tous les Parlements de l'histoire du Maroc", a estimé mardi Driss Lachgar, secrétaire général de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), affirmant que la coalition formée par l'USFP et deux autres partis de gauche, a été créée pour trouver un remplaçant à l'exécutif islamiste.

  • Le Roi Mohammed VI en colère contre Benkirane et Chabat

    "Au lieu de conforter ses efforts pour relever les défis économiques et faire face aux pressions exercées sur le Maroc dans l'affaire du Sahara, la majorité gouvernementale est occupée par les conflits personnels", reproche le Palais Royal à Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement et à Hamid Chabat, patron du Parti de l'Istiqlal, deuxième force politique du pays.

  • Mohammed VI-Chabat : les dessous d'une audience royale

    Le Roi Mohammed VI a reçu brièvement ce mercredi à Oujda Hamid Chabat, secrétaire général du Parti de l'Istiqlal. Le turbulent politicien aurait tout juste eu le temps de remettre le mémorandum faisant état de la décision de la sortie de son Parti du gouvernement Benkirane.