Le PJD exprime son regret après la mise en garde du Cabinet royal

- 17h20 - Maroc - Ecrit par : P. A

Le Parti Justice et Développement (PJD) est sorti de son silence après avoir été recadré par le Cabinet royal au sujet des relations du Maroc avec Israël. Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Abdelilah Benkirane, le parti a exprimé son « repentir sincère ».

Le PJD dément catégoriquement « toute ingérence dans les pouvoirs constitutionnels du Roi ainsi que ses rôles stratégiques et les prérogatives royales », peut-on lire dans le communiqué du parti, publié mercredi. Le parti prend acte des observations et mises en garde du Palais royal et exprime sa grande fierté quant à « la position de principe et de fermeté de Sa Majesté le Roi à l’égard de la cause palestinienne et de son affirmation constante qu’elle se situe au même niveau que la question de l’intégrité territoriale du royaume ».

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Le PJD « nie catégoriquement que sa prise de position soit liée à tout agenda partisan ou électoral interne », indique la note, précisant que la réaction du parti faisait suite à une intervention du ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, qui « comme les autres membres de l’Exécutif, peut être soumis à critiques et contrôles sur la base du programme gouvernemental ».

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« Les pratiques, positions et communications du parti sont restreintes au regard de ce que la constitution autorise pour tout parti politique », a souligné le communiqué, rappelant que les partis « exercent librement leurs activités dans le cadre du respect de la constitution et de la loi, et dans le cadre de la liberté d’opinion et d’expression garantie sous toutes ses formes par la constitution ». Ce « devoir partisan et national » doit aussi s’accomplir « en tenant compte des intérêts nationaux suprêmes », précise le PJD.

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Le parti d’Abdelilah Benkirane n’a pas manqué de dénoncer « la campagne [médiatique] dans laquelle un groupe de sites internet et de plumes ont été impliqués », qu’il considère comme « une violation flagrante de la loi et de l’éthique du travail journalistique, dans la seule ambition d’insulter un parti politique national, le PJD en l’occurrence, et dont l’histoire politique a toujours témoigné de ses hautes positions nationales… ».

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