Du nouveau pour la plainte de Pizzorno contre le Maroc

- 11h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Le différend opposant le groupe français Pizzorno Environnement, qui intervient dans les métiers de services à l’environnement et de l’économie circulaire auprès des collectivités et industriels, à l’État marocain, entre dans une nouvelle phase.

Après avoir saisi le tribunal arbitral de la Banque mondiale, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) pour « violations contractuelles et impayés du Maroc », Pizzorno Environnement réclame « entre 40 à 50 millions d’euros » de réparation à l’État marocain, dans le différend l’opposant aux ministères de l’Économie et des Finances, de l’Intérieur et de la Justice, fait savoir Africa Business+ citant le cabinet d’avocats international Bird & Bird, conseil du groupe français dans cette affaire. Il n’est toutefois pas exclu que cette somme soit réévaluée.

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Pizzorno Environnement s’était vu attribuer des marchés de collecte, traitement et valorisation de déchets à Casablanca, Marrakech, Meknès, Fnideq, Al Hoceima, etc. à travers ses filiales Teodem, Teorif, Teomara et Segedema. Les ministères de l’Économie et des Finances ainsi que de l’Intérieur avaient revu et validé les contrats. Sauf que la reconduction de plusieurs accords n’a plus été effective ces dernières années. Naissent alors des différends entre le groupe français et l’État marocain. En 2020, le contrat de Teodem avait été résilié à l’amiable au centre de traitement et de valorisation des déchets d’Oum Azza, avec l’Établissement de coopération intercommunale (ECI) Al Assima et les représentants du ministère de l’Intérieur, avait précisé Pizzorno, dans un communiqué.

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La partie marocaine a expliqué que les désaccords sont nés de l’incapacité du délégataire à trouver une solution au problème de traitement du lixiviat. « 300 000 m³ actuellement stockés dans les six bassins du centre de traitement de valorisation des déchets d’Oum Azza dans la région de Skhirat-Temara) dégageaient des odeurs nauséabondes avec un impact négatif sur les ressources en eaux souterraines », fait-on savoir.

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Installé au Maroc depuis 1996, Pizzorno Environnement s’est, à travers sa filiale Segedema, occupé de la collecte des déchets ainsi que de la salubrité de Casablanca, Rabat, Kénitra, El Jadida, Mekhnès et d’Essaouira, avant d’étendre ses activités dans d’autres villes marocaines.

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