Le Polisario a-t-il détourné les fonds de l’Europe destinés aux Sahraouis ?

- 23h50 - Monde - Ecrit par : S.A

La Commission de l’Union européenne a répondu à une question écrite du député européen Brice Hortefeux portant sur les fonds qu’elle a envoyés aux Saharouis.

Dans sa question écrite, l’élu s’est préoccupé de la situation au Sahel et au Sahara. Selon lui, elle s’est fortement détériorée ces dernières années et constitue aujourd’hui une menace pour la stabilité régionale et internationale. Pour étayer son argumentaire, il a affirmé que la région « est confrontée à une prolifération très préoccupante des armes illicites, de la contrebande et du terrorisme. » « Certaines informations indiquent une possible connivence entre les zones de non-droit sous contrôle du Polisario et les groupes terroristes, dans la mesure où » le mouvement indépendantiste « fournit des armes et un soutien logistique, y compris du carburant, aux groupes terroristes », ajoute le député européen.

À lire : Le plan d’autonomie marocain pour le Sahara arrive au Parlement européen

Rappelant que les liens entre le Polisario et les groupes terroristes « ne sont pas nouveaux », les fondateurs de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), Abou Walid et Abou al-Sahraoui, étant des combattants du Polisario, Brice Hortefeux a affirmé que la Commission de l’UE a versé des « sommes importantes aux camps sahraouis contrôlés par le Polisario. » Et de s’interroger : « La Commission a-t-elle l’intention d’effectuer un audit des fonds destinés aux camps sahraouis, afin de s’assurer qu’ils ne répondent qu’à des objectifs humanitaires ? Quelles mesures va-t-elle prendre pour prévenir une éventuelle coopération entre le Polisario et des groupes terroristes ? »

À lire : Soupçons de corruption par le Maroc au Parlement européen

En réponse, le haut représentant/vice-président Josep Borrell i Fontelles assure que l’UE « finance », par l’intermédiaire de la Commission, « l’aide humanitaire fournie aux réfugiés sahraouis exclusivement par l’intermédiaire des agences des Nations unies et d’organisations non gouvernementales internationales » et que la reddition de comptes est « essentielle pour la Commission, qui procède régulièrement à des audits. » Il a également assuré que la Commission « organise régulièrement des visites de suivi dans les camps et ne finance que des projets pour lesquels un système de suivi rigoureux est en place » et la Commission « n’a décelé à ce jour aucune preuve de détournement de l’aide. »

À lire : Le Maroc cité dans le scandale de corruption au Parlement européen

« L’UE reste fermement résolue à préserver la stabilité et la sécurité au Sahel et dans l’ensemble de la région. Elle ne dispose pas d’informations sur une éventuelle collaboration entre le Polisario et des groupes terroristes dans la région. L’UE continuera de suivre de près l’évolution de la situation », conclut le haut responsable UE.

  • Les drones iraniens au Polisario, une menace pour le Maroc

    Le Front Polisario aurait reçu des drones kamikazes de la part de l'Iran via l'Algérie pour attaquer le Maroc. Cette alliance constitue une menace pour le Maroc et la région, ont dénoncé les autorités du royaume.

  • Le Polisario s'oppose à tout à accord de pêche entre le Maroc et l'Europe

    Faisant référence à l'accord de pêche qui expire ce lundi 17 juillet, le Front Polisario a déclaré dimanche qu'il rejettera tout accord entre l'Union européenne et le Maroc qui affecte « le sol, la mer territoriale ou l'espace aérien » du Sahara occidental.

  • Brahim Ghali : « Le Maroc cache ses pertes »

    Le secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, évoque à nouveau la décision de Pedro Sanchez de soutenir le plan marocain d'autonomie du Sahara, soulignant que ce changement de position « a été une surprise pour tous les Sahraouis ».

  • Drones iraniens au Polisario : une menace pour le Maroc et le Maghreb

    La fourniture de drones kamikazes par le régime iranien aux milices du Polisario, par l'intermédiaire de l'Algérie, constitue une menace directe pour le Maroc et vise à déstabiliser la région du Maghreb.

  • Sahara : les États-Unis réitèrent leur soutien au Maroc

    Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a réaffirmé le soutien de son pays au plan marocain d'autonomie du Sahara, considéré comme la solution la plus « sérieuse, crédible et réaliste » pour résoudre le conflit. De son côté, le Front Polisario continue d'insister sur la nécessité d'aller à un référendum d'autodétermination des Sahraouis.

  • Polisario : un eurodéputé lance un appel à l'UE

    Le député européen, Ilhan Kyuchyuk, a, dans une question au Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère et la sécurité, Josep Borrell, affirmé que le Polisario "est lourdement armé et dispose d'un budget important pour l'entretien de son équipement militaire", mais continue de demander de l'aide humanitaire. Il appelle l'UE à se pencher sur la question.

  • L'Europe cherche une alternative à l'accord de pêche avec le Maroc

    L'accord de pêche entre l'UE et le Maroc va expirer le 17 juillet et la Commission européenne cherche une alternative pour prolonger cet accord, en attendant la décision de la Cour de justice de l'UE qui devrait intervenir après cette date.

  • Staffan de Mistura tiendra des « consultations bilatérales » avec le Maroc et le Polisario

    L'envoyé du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, tiendra des « consultations bilatérales » avec les représentants des autorités marocaines et du Front Polisario, a annoncé le porte-parole du secrétaire général de l'ONU.

  • Le Polisario craint toujours les drones marocains

    Le Front Polisario craint de plus en plus les attaques par drone du Maroc au Sahara. Depuis la reprise en 2021 d'un conflit de faible intensité entre les deux parties, une vingtaine d'attaques ont été déjà enregistrées selon un rapport de l'ONU.

  • Le Polisario tiendra son prochain Congrès en janvier

    Le Front Polisario tiendra son XVIᵉ Congrès du 13 au 17 janvier 2023. C'est le premier qu'il organise depuis la rupture du cessez-le-feu avec le Maroc en 2020.