Le Polisario écarté du sommet Afrique-Italie
L’Algérie a échoué à convaincre Rome à accueillir son protégé, le Polisario, au sommet Afrique-Italie, qui a débuté lundi, en présence de 25 chefs d’État ou de gouvernement africains, dont le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, représentant le président Abdelmadjid Tebboune.
Le Polisario indésirable en Italie ? L’Algérie n’a pas réussi à convaincre Rome de la nécessité d’inviter son protégé au sommet Afrique-Italie. Pourtant, les deux pays entretiennent de bonnes relations, lesquelles ont été renforcées par la crise énergétique mondiale. Suite au changement par l’Espagne de sa position sur le Sahara, Alger a renforcé ses relations avec l’Italie. Plusieurs responsables algériens se sont rendus à Rome. Dans la même dynamique, plusieurs accords ont été signés pour l’exploitation du gaz naturel, notamment à la suite de la forte demande engendrée par la guerre russo-ukrainienne.
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De son côté, l’Italie a ouvert en mai dernier un centre de services consulaires à Tindouf. Alors que
des médias algériens ont tenté de présenter cet acte comme une manière pour Rome de rejoindre Alger sur la question du Sahara, l’ambassade d’Italie à Rabat a déclaré que cette initiative administrative n’avait aucun lien, de quelque manière que ce soit, avec la position italienne.
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Le sommet Afrique-Italie a débuté lundi à Rome. À l’occasion, la Première ministre Giorgia Meloni a dévoilé les dessous du « plan Mattei », du nom d’Enrico Mattei, fondateur de l’Eni (le géant énergétique public italien), qui, dans les années 1950, préconisait un rapport de coopération avec les pays africains, en les aidant à développer leurs ressources naturelles, en compagnie de plusieurs dirigeants africains et européens.