Le roi Mohammed VI trace les priorités du Maroc pour 2026 et elles sont nombreuses
D’importantes orientations pour l’année à venir ont été tracées ce dimanche lors d’un Conseil des ministres présidé par le roi Mohammed VI à Rabat. La réunion a été l’occasion d’examiner les grandes lignes du budget 2026 et d’approuver plusieurs textes législatifs et réglementaires majeurs, dessinant les priorités économiques, sociales et institutionnelles du Royaume. Entre les lignes, des réponses ont été données au GenZ 212.
Le projet de loi de finances pour 2026, présenté par la ministre de l’Économie et des Finances, s’inscrit, dans un contexte international incertain mais s’appuie sur une dynamique nationale positive, avec une croissance attendue de 4,8 % cette année, une inflation maîtrisée et un déficit budgétaire contenu. Les orientations budgétaires s’articulent autour de quatre priorités majeures, à commencer par la consolidation des acquis économiques. L’accent sera mis sur la stimulation de l’investissement privé, le déploiement de l’offre Maroc pour l’hydrogène vert et un soutien renforcé aux PME pour la création d’emplois.
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Le deuxième axe prioritaire concerne le lancement d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial, basés sur la concertation locale et visant à renforcer la régionalisation avancée, avec une attention particulière portée aux zones les plus précaires. Dans ce cadre, un effort budgétaire significatif sera consacré aux secteurs de la santé et de l’éducation, qui recevront une enveloppe globale de 140 milliards de dirhams et bénéficieront de plus de 27 000 créations de postes. Le troisième pilier est la consolidation de l’État social, via la poursuite de la généralisation de la protection sociale, l’opérationnalisation de l’aide sociale directe – avec une revalorisation (50 à 100 dirhams) annoncée des aides pour les enfants – et la mise en œuvre des volets retraite et indemnité pour perte d’emploi, ainsi que le maintien de l’aide au logement.
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Enfin, la quatrième priorité porte sur la poursuite des réformes structurelles, notamment celle de la loi organique relative à la loi de finances pour une meilleure gouvernance des politiques publiques, la réforme des entreprises publiques et la modernisation du système judiciaire. Dans la continuité de ces réformes institutionnelles, le Conseil a approuvé quatre projets de lois organiques. Deux concernent le processus électoral et les partis politiques, visant à moraliser les élections législatives, à simplifier la candidature des jeunes et à moderniser le fonctionnement des partis. Les deux autres textes portent sur la Cour constitutionnelle, définissant la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité et ajustant les règles de fonctionnement de la Cour.
Le Conseil a également adopté deux décrets relatifs au domaine militaire. Le premier établit un statut particulier pour les fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information afin d’attirer les compétences nécessaires. Le second adapte le fonctionnement de l’École Royale du Service de Santé Militaire à la réforme du système de santé. Quatorze accords internationaux, bilatéraux et multilatéraux, touchant des domaines variés comme la coopération judiciaire, militaire ou la sécurité sociale, ont aussi reçu l’approbation du Conseil.