« Le roi Mohammed VI a toujours demandé d’aider la Tunisie »

- 13h20 - Maroc - Ecrit par : S.A

Abdelilah Benkirane, ancien chef du gouvernement et secrétaire général du Parti justice et développement (PJD) confie que le roi Mohammed VI lui a toujours demandé d’aider la Tunisie, qui aujourd’hui est à l’origine d’une crise diplomatique entre les deux pays à la suite de l’invitation du leader du Polisario Brahim Ghali à Tunis.

Aux yeux de l’ancien chef du gouvernement, l’accueil réservé par le président tunisien Kaïs Saïed au chef des séparatistes du Polisario, Brahim Ghali, protégé de l’Algérie invité à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) tenue les 27 et 28 août à Tunis, est un geste « très grave sur le plan symbolique », rapporte le site Alyaoum24. « Le Sahara est marocain et est une question d’une nation et d’un peuple et ne peut être abandonnée », a-t-il indiqué.

À lire : Sahara : l’Algérie travaille à monter la Tunisie contre le Maroc

Abdelilah Benkirane fait remarquer que « la Tunisie vit une situation difficile et souffre de problèmes financiers, alors qu’en contrepartie, l’Algérie a amélioré ses conditions financières, mais la politique n’est pas seulement de l’argent mais des valeurs et des principes ». Affirmant que les relations entre les deux peuples marocain et tunisien sont exceptionnelles, l’ancien chef du gouvernement a révélé que le roi Mohammed VI lui a toujours demandé d’aider la Tunisie et que le souverain a lui-même mené des actions dans ce sens.

À lire : Brahim Ghali à la TICAD : une diplomate tunisienne soutient le Maroc contre Kaïs Saïed

Il fait référence notamment au séjour du roi Mohammed en Tunisie. Il voulait passer deux jours dans le pays voisin, « mais quand le souverain a entendu que les touristes fuyaient le pays à cause des menaces terroristes, le roi est resté dix jours en Tunisie », a confié Benkirane, ajoutant qu’il craignait pour la sécurité du roi en raison de la situation sécuritaire. De plus, « il se promenait dans les rues de la capitale tunisienne accompagné d’un service de sécurité réduit ».

  • Sahara : un ancien diplomate tunisien appelle son pays à clarifier sa position

    La crise diplomatique entre la Tunisie et le Maroc continue de susciter des réactions. Ahmed Ounaies, ancien ministre des Affaires étrangères tunisien, appelle les autorités tunisiennes à clarifier la position du pays sur le Sahara. La Tunisie a souvent réitéré sa neutralité, mais l'invitation du chef du Polisario Brahim Ghali à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) tenue à Tunis tend à prouver qu'elle a pris parti.

  • Le début d'un possible dégel des relations entre le Maroc et la Tunisie ?

    Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger et son homologue tunisien Othman Jerandi se sont rencontrés mardi au Caire en marge de la réunion ministérielle de la Ligue arabe. Est-ce le début du dégel de la crise diplomatique entre les deux pays ?

  • Sahara : Moncef Marzouki critique Kaïs Saïed

    L'accueil du chef du Polisario Brahim Ghali à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) qui s'est achevée ce dimanche 28 août à Tunis continue de susciter des réactions. Moncef Marzouki, ancien président tunisien fustige l'attitude de l'actuel dirigeant du pays Kaïs Saïed, et apporte son soutien au Maroc.

  • Comment l'Algérie a vassalisé la Tunisie

    Depuis l'accueil remarqué du chef du Polisario Brahim Ghali à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD), les relations entre Rabat et Tunis se sont refroidies. À cause de la question du Sahara, l'Algérie, protectrice du mouvement indépendantiste, fait du chantage à Tunis afin de le dresser contre le Maroc.

  • Akhannouch attaque, Benkirane contre-attaque

    Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD et ancien chef du gouvernement a réagi aux propos du président du RNI, Aziz Akhannouch, actuel chef du gouvernement qui a accusé son parti d'avoir fait de « l'obstruction au développement » pendant dix ans. Le parti islamiste avait géré le pouvoir de 2011 jusqu'à sa débâcle aux élections législatives de 2021.

  • Sahara : l'Algérie travaille à monter la Tunisie contre le Maroc

    L'Algérie, protectrice du Polisario, est déterminée à monter la Tunisie contre le Maroc pour que celle-ci s'aligne derrière l'option de l'Indépendance du Sahara occidental.

  • Crise Maroc-Tunisie : les dessous de l'invitation de Brahim Ghali à Tunis

    La participation de leader du Polisario Brahim Ghali à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) tenue les 27 et 28 août à Tunis a provoqué un incident diplomatique entre la Tunisie et le Maroc. Qu'est-ce qui se cache derrière la décision du président tunisien Kaïs Saïed ?

  • Invitation de Brahim Ghali : le RNI condamne la « démarche immature » de Kaïs Saïed

    Au lendemain de l'invitation par la Tunisie du chef du Polisario, Brahim Ghali, le Rassemblement national des Indépendants (RNI) a réagi, condamnant la « démarche immature et hostile » du président tunisien Kaïs Saïed.

  • La Tunisie invite Brahim Ghali, le Maroc rappelle son ambassadeur

    Le rapprochement entre l'Algérie et la Tunisie se confirme. Après l'invitation par le pays de Kaïs Saïed du chef du Polisario, Brahim Ghali, le Maroc a décidé de rappeler son ambassadeur en Tunisie.

  • Les confidences d'Abdelilah Benkirane sur le roi Mohammed VI

    Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, a récemment confié avoir demandé à plusieurs reprises au roi Mohammed VI de le démettre de ses fonctions de Chef du gouvernement.