Rosella Ayane n’a jamais douté entre le Maroc et l’Ecosse

- 10h00 - Sport - Ecrit par : S.A

L’attaquante de Tottenham Rosella Ayane revient sur son choix de porter le maillot des Lionnes de l’Atlas au lieu de défendre les couleurs de l’Écosse, pays qu’il l’a vue naître. Une question que sa mère ne cesse de lui poser.

« Ma mère et mes tantes me demandent toujours pourquoi tu n’as pas choisi l’Écosse. Mais pour moi, c’était une évidence. J’ai un lien si étroit avec le Maroc. Je me suis sentie à l’aise. Lorsque j’ai pris ma décision, je n’ai pas vraiment eu à y réfléchir, ce qui, pour moi, indique déjà ma réponse. Et c’est probablement le meilleur choix que j’ai fait. Sans vouloir offenser les Écossais, je les aime aussi », a déclaré Rosella Ayane dans une interview accordée à Sky Sports. L’attaquante de 27 ans est née le 16 mars 1996 à Reading d’un père marocain et d’une mère écossaise. Son choix de jouer pour le Maroc a été également motivée par son souhait de faire une carrière internationale. « Je voulais jouer sur la scène internationale. Je me suis dit qu’il ne me restait plus beaucoup de temps dans ma carrière de footballeuse, a-t-elle confié.

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Elle dit avoir toujours eu des liens étroits avec la famille de son père. « D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été au Maroc. Tous ceux qui me connaissent savent à quel point le Maroc est un endroit spécial pour moi. Et quand je pense à mettre un maillot marocain, je pense à toutes les fois où j’étais dans la rue avec toutes les filles et tous les garçons marocains jusqu’à environ 22 heures. J’avais cinq, six ou sept ans et je vivais ma vie dans la rue, sans me soucier de ce qui se passait ailleurs », raconte celle qui a fait ses débuts avec les Lionnes de l’Atlas en juin 2021. Elle se souvient aussi des promenades dans les rues du Maroc : « Je courais dans la rue avec les enfants des voisins jusqu’à ce que ma grand-mère m’appelle pour me dire que le dîner était prêt, je jouais au football sur la plage avec mon père et ce sont des souvenirs qui me tiennent à cœur et que je n’oublierai jamais. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu jouer pour le Maroc ».

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Au fil des ans, Ayane réalise qu’elle avait opéré un bon choix. « C’est très spécial de porter le maillot de ce pays. On apprend beaucoup en côtoyant les autres filles qui vivent au Maroc. On apprend sur l’héritage, la religion. Il y a tellement d’aspects du Maroc que je pensais connaître avant de jouer pour le Maroc, mais j’en apprends de plus en plus à chaque fois que je participe à un stage. C’est extraordinaire pour moi et je suis très contente d’avoir fait ça parce que l’impact que nous avons sur les femmes au Maroc est incroyable », s’est félicitée celle qui a marqué le but de la première qualification du Maroc au Mondial féminin.

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Avec ses coéquipières, Rosella a fait bonne figure au Mondial féminin qui s’est déroulé en Australie et en Nouvelle-Zélande du 20 juillet au 20 août 2023. Ensemble, les Lionnes de l’Atlas ont marqué les esprits. Classées dans le groupe H, les Lionnes de l’Atlas se sont hissées jusqu’en huitièmes de finale après s’être inclinées devant l’Allemagne (6-0), vainqueure du titre suprême à deux reprises, avoir décroché un succès historique face à la République de Corée (1-0) et battu la Colombie (1-0). Elles ont terminé la compétition à ce stade après la défaite face à la France. Un parcours dont la joueuse en est fière. « Même pour l’Afrique en tant que continent, c’est incroyable de représenter cette partie du monde. Je suis très fière de porter le drapeau du Maroc, de l’Afrique en tant que continent et d’autres pays qui n’obtiennent pas toujours la reconnaissance qu’ils méritent. […] Il y a une part d’inconnu dans le fait de participer à la CAN, de jouer contre d’autres équipes africaines, que je ne connaîtrais nulle part ailleurs ».

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