Sahara : nouvelle claque pour l’Algérie

- 19h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

L’Afrique du Sud, pays historiquement proche du Polisario, suit-elle les pas des pays comme les États-Unis, Israël, la France et l’Espagne ? Mardi, le parti Mkondowe Sizwe (MK), dirigé par l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, a reconnu officiellement à Rabat la souveraineté marocaine sur le Sahara. Un nouveau revers pour l’Algérie, protectrice du mouvement indépendantiste.

« Nous sommes convaincus que les relations entre l’Afrique du Sud et le Maroc recèlent un immense potentiel. C’est dans cet esprit que le parti MK a proposé une politique constructive visant à apporter des solutions concrètes à la question de longue date concernant l’avenir de la région saharienne. Le document publié à cet effet par Mkondowe Sizwe, intitulé «  Partenariat stratégique pour l’unité africaine, l’émancipation économique et l’intégrité territoriale  », aborde les éléments fondamentaux susceptibles d’insuffler une dynamique nouvelle aux relations bilatérales, dans l’intérêt mutuel de nos deux nations et avec l’ambition de servir de modèle d’excellence africaine », indique le parti MK dans une déclaration lue par Magasela Mzobe, président de la Commission des relations internationales de cette formation politique à l’issue d’une rencontre à Rabat entre Jacob Zuma, Nasser Bourita, chef de la diplomatie marocaine et lui-même.

À lire : Un projet marocain inquiète fortement l’Algérie

Face aux enjeux de la géopolitique mondiale et aux menaces de balkanisation qui visent à affaiblir l’Afrique, le parti sud-africain rappelle qu’il s’est, depuis sa création, engagé à défendre la souveraineté, l’unité et la cohésion des États africains. « Ce message résonne fortement en Afrique du Sud, où des forces internes s’efforcent de remettre en cause notre propre intégrité territoriale. Dans cette optique, et en tenant compte du soutien international et continental grandissant en faveur de la proposition d’autonomie présentée par le Maroc ces dernières années, notre parti considère que cette initiative garantit une gouvernance locale substantielle tout en préservant la souveraineté essentielle du Maroc sur la région. Cette approche offre une voie équilibrée pour promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable au Sahara », affirme MK.

À lire : L’Algérie perd définitivement sa bataille face au Maroc

Dans ce sens, le parti de Jacob Zuma appelle « la communauté internationale à soutenir le plan d’autonomie marocain comme solution pragmatique et efficace pour garantir la paix, la stabilité et la prospérité des populations du Sahara occidental. » « Notre parti reconnaît pleinement le contexte historique et juridique qui fonde la revendication marocaine sur le Sahara, et considère que les efforts déployés par le Royaume pour rétablir pleinement son intégrité territoriale s’inscrivent dans notre vision commune d’une Afrique souveraine et unie », poursuit la même source. Et de conclure : « Cette déclaration constitue la position officielle du parti Mkondowe Sizwe (MK), exprimée au nom de son Président et de l’ensemble de notre organisation. »

  • Sahara marocain : demain l'Italie ?

    Alors que l'Algérie, protectrice du Polisario, s'évertue à faire reconnaître le « droit à l'autodétermination » et le référendum, l'Italie n'a aucunement soutenu la position algérienne lors de la visite du président algérien Abdelmadjid Tebboune à Rome. L'Italie va-t-elle marcher dans le sillage des États-Unis, de l'Espagne, du Portugal et de la France en reconnaissant la marocanité du Sahara ?

  • L'Algérie sous pression pour le Sahara

    Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires arabes, du Moyen-Orient et d'Afrique, a rencontré le président algérien Abdelmadjid Tebboune en juillet et était porteur de deux messages essentiels concernant la question du Sahara et les relations avec Israël.

  • Ce que Donald Trump a dit au roi Mohammed VI sur le Sahara

    Le président Donald Trump a saisi l'occasion de la Fête du Trône pour réaffirmer la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara et le soutien de Washington au plan d'autonomie de ce territoire, proposé par le royaume pour mettre fin à ce conflit.

  • Un parti belge défie sa diplomatie sur la question du Sahara marocain

    En Belgique, le Mouvement réformateur (MR) œuvre pour une éventuelle reconnaissance par son pays de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Dans ce sens, il a déposé une proposition de loi au Parlement belge.

  • Les Etats-Unis douchent les espoirs de l'Algérie

    La position des États-Unis sur le Sahara marocain reste inchangée. Depuis Alger, Massad Boulos, haut conseiller du président Donald Trump, a affirmé qu'« une autonomie réelle sous souveraineté marocaine est la seule solution envisageable. »

  • Au grand dam de l'Algérie, la position américaine sur le Sahara ne changera pas

    La position des États-Unis sur le Sahara marocain ne souffre d'aucune ambiguïté. Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires arabes, du Moyen-Orient et d'Afrique, l'a réitérée lors d'un tête-à-tête avec l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies au Sahara, Staffan de Mistura, à Washington.

  • Sahara marocain : les États-Unis traduisent leur reconnaissance en projets massifs

    L'Algérie n'a pas réagi au discours du roi Mohammed VI à l'occasion de la Fête du Trône, dans lequel il a appelé à trouver une « solution consensuelle » au conflit au Sahara, « dans laquelle il n'y a ni vainqueur ni vaincu, en préservant la dignité de toutes les parties ». Pendant ce temps, les États-Unis annoncent d'importants investissements dans le Sahara marocain.

  • Sahara : le Polisario s'en prend à la Grande-Bretagne

    Le Polisario a exprimé sa « profonde déception » quant au soutien du Royaume-Uni au plan marocain d'autonomie du Sahara, réaffirmant que la « seule solution » à ce conflit est le plan de paix de l'ONU.

  • Sahara : le Polisario répond au roi Mohammed VI

    Le Polisario a soutenu que le droit à l'autodétermination est la « solution juste et consensuelle pour résoudre le conflit » au Sahara, en réponse au roi Mohammed VI qui, dans son dernier discours du Trône, a réaffirmé son engagement à parvenir à une « solution consensuelle » et salué « le soutien international croissant » au plan marocain d'autonomie de ce territoire.

  • Sahara marocain : les États-Unis confirment une position « irréversible » en faveur du Maroc

    Massad Boulos, conseiller spécial du président américain pour les affaires arabes et africaines, a réaffirmé la volonté des États-Unis de trouver une solution durable à la question du Sahara. Une solution qu'il estime permettra de régler le différend entre l'Algérie et le Maroc.