Nouveau scandale immobilier à Casablanca

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Le ministère de l’Intérieur a saisi la justice administrative concernant une affaire complexe de spoliation foncière présumée à Casablanca. Au cœur du litige : l’attribution contestée de plusieurs lots urbains de valeur dans le quartier d’Aïn Diab à une société immobilière privée. Plusieurs fonctionnaires de la commune sont mis en cause dans cette procédure.

Le département ministériel conteste la légalité des documents ayant permis ce transfert, notamment des jugements obtenus en 2018 qu’il estime entachés d’irrégularités. Dans son recours, le ministère pointe une absence de délégation de pouvoir valide pour les signataires de la cession, mais aussi l’utilisation présumée de procurations contestées et d’évaluations foncières surévaluées par la société bénéficiaire, avec une possible complicité d’agents municipaux.

A lire : Une affaire de spoliation foncière secoue la région de Casablanca

Les enjeux financiers sont considérables. Le quotidien Assabah rapporte une estimation du préjudice global de plusieurs millions de dirhams. L’affaire pourrait déboucher sur l’annulation des titres fonciers si les arguments du ministère sont retenus par le tribunal administratif, où des audiences sont en cours.

Outre les fonctionnaires municipaux et le représentant de la société immobilière, un cadre bancaire est également mis en cause. D’autres sources non officielles font état du rôle présumé obscur d’un ancien maire de Casablanca dans ce dossier. Face à cette situation, le président actuel du conseil communal a exprimé son intention de réexaminer ces décisions passées, qualifiant le dossier d’« hérité » et de « juridiquement vicié ».

  • Nouveau scandale de spoliations immobilières à Casablanca

    Sur ordre du procureur général du roi près la Cour d'appel de Casablanca, la brigade nationale de la police judiciaire à Casablanca mène une enquête sur une affaire complexe relative à la spoliation de propriétés abandonnées.

  • Affaire Escobar du désert : Naciri veut faire comparaître Latifa Raâfat

    Les comportements de Saïd Naciri, ancien président du Wydad de Casablanca, poursuivi dans le cadre de l'affaire « Escobar du désert », du surnom du trafiquant de drogue malien Mohamed Benbrahim, ont agacé le juge Ali Tarchi.

  • Maroc : Un scandale immobilier éclabousse des élus et fonctionnaires

    Des rapports émanant des services des affaires intérieures ont révélé l'implication d'élus et de fonctionnaires des régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma dans des opérations de spéculation immobilière sur des lotissements situés dans des zones relevant de leur juridiction.

  • Casablanca : les prix de l'immobilier s'envolent

    Les prix de l'immobilier ont connu une forte hausse à Casablanca, suite à l'augmentation de la demande induite par les démolitions en cours dans le cadre des procédures d'expropriation pour cause d'utilité publique et de la lutte contre les constructions illégales.

  • Casablanca : une affaire de plans falsifiés touche plusieurs MRE

    Un immeuble de douze étages sur l'avenue Abdelmoumen est au centre d'une vaste affaire judiciaire à Casablanca. Son plan de construction, qui aurait été falsifié, présente des modifications structurelles jugées dangereuses pour la sécurité publique, une menace illustrée par un effondrement partiel survenu par le passé.

  • Une ville française porte plainte contre Tanger

    La commune de Tanger est à nouveau agitée par une question foncière. Cette fois, une municipalité française l'accuse d'avoir transformé un terrain lui appartenant en cimetière et l'a attaquée en justice.

  • Tanger : vol de terrain, arnaque et escroquerie

    L'affaire de plainte déposée par un citoyen juif, qui accuse des élus actuels et anciens, un promoteur immobilier et un agent d'autorité révoqué d'avoir spolié son bien immobilier situé dans la région de Gzenaya se poursuit devant la Cour d'appel de Tanger.

  • Maroc : de hauts responsables devant la justice

    Accusées de dilapidation de deniers publics, mauvaise gestion, corruption et abus de pouvoir, dix-sept personnes, dont des élus de Beni Mellal, seront déférés ce mardi devant le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Casablanca, chargée des crimes financiers.

  • Immobilier : des MRE arnaqués à Harhoura ?

    À Harhoura, le retard de livraison des appartements d'un projet immobilier provoque la colère de dizaines de familles, parmi elles des MRE. Celles-ci ont organisé un sit-in de protestation devant le chantier.

  • Casablanca : le racket des automobilistes de retour

    Des gardiens de voitures exerçant dans la zone d'Aïn Diab ont repris l'exploitation des rues de la ville de Casablanca en imposant des redevances aux citoyens qui se rendent sur le littoral, rendant ainsi la tâche difficile à la commune qui s'emploie à instaurer le principe de gratuité.