Vacances au Maroc : quand chevaux et chameaux gâchent les vacances

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Au Maroc, des estivants fustigent la circulation de chevaux, de chameaux et parfois même d’« autruches » sur les plages qui pose non seulement des problèmes environnementaux et sanitaires, mais ruine aussi leurs vacances.

Selon des estivants, les chevaux, les chameaux et autres provoquent la pollution des plages par leurs excréments, la dégradation des sables et des trottoirs du fait de leurs sabots et de leurs déplacements répétés, la transmission de bactéries nocives entre les estivants, ainsi que des risques d’accidents dus au rapprochement des animaux avec les visiteurs. Ils dénoncent à travers des photos et des publications sur les réseaux sociaux, la défiguration de la beauté du lieu par les « animaux de plage », les mauvaises odeurs et bruits soudains qui dérangent les vacanciers, la répulsion de certains touristes en quête de propreté et de tranquillité, et la promotion de pratiques dangereuses telles que les courses sauvages et les compétitions anarchiques perturbant les activités des enfants.

« L’utilisation de certains types de bêtes et d’animaux dans les villes côtières pendant la saison estivale semble en apparence être une chose normale ; mais l’absence d’encadrement juridique fait de cette pratique une source de toute une série de déséquilibres environnementaux et touristiques », commente un acteur associatif spécialisé dans le domaine de l’environnement auprès d’Hespress. Il a tenu à préciser que « plusieurs pays européens recourent à l’utilisation de bêtes dans les villes côtières et intérieures, que ce soit à des fins promotionnelles ou de services ; mais la différence fondamentale réside dans le fait que ces pratiques sont soumises là-bas à un cadre juridique organisé garantissant la sécurité, respectant l’environnement, et impliquant les autorités locales dans l’organisation et le contrôle. »

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Si les pays européens ont réussi, « le Maroc connaît encore une grande anarchie dans ce domaine, où cette profession saisonnière est exercée hors de tout cadre juridique ; ce qui conduit à de multiples abus, comme le travail des enfants, l’abandon de déchets et d’excréments d’animaux dans les lieux publics, ce qui défigure l’image des villes côtières et nuit à leur attractivité touristique », fait-il observer. Selon lui, « l’utilisation des bêtes peut devenir un véritable atout touristique et une ressource économique locale, à condition de la réglementer et d’en définir clairement les contours ». Il s’avère donc nécessaire de « connaître les propriétaires de ces bêtes, de distinguer entre les exploitants légaux et illégaux, et d’imposer des conditions claires en matière de propreté, de respect des animaux et de sécurité publique », a-t-il ajouté.

Pour que le Maroc réussisse dans ce domaine, les collectivités locales doivent « contribuer à l’organisation de ce secteur dans une logique gagnant-gagnant ; à travers l’élaboration de cahiers des charges, une surveillance continue, et une participation active à la réglementation d’une profession saisonnière qui peut faire partie du paysage touristique et environnemental des villes côtières, avec l’impératif d’adopter une rigueur juridique et un suivi de terrain pour toutes les infractions qui portent atteinte à ce domaine vital », est persuadé l’acteur associatif.

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