Une ville marocaine se dote de sirènes d’alerte face au risque de tsunami
Après plusieurs mois de blocage, l’Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida a annoncé la reprise du projet « CoastWAVE » visant à mettre la ville « à l’abri des risques de tsunami ».
L’Université a prévu « l’installation de dispositifs d’alerte et la mise en place de panneaux d’orientation dans la ville, après des études approfondies, afin de permettre à la population d’accéder facilement aux zones d’évacuation sécurisées en cas d’urgence », indique l’institution dans un communiqué de presse, précisant que « ce projet vise à renforcer la capacité des villes côtières de la région méditerranéenne à faire face aux risques littoraux. Il constitue un élément central dans le cadre de la stratégie nationale de gestion de ces risques, que le Maroc est en train de développer dans l’ensemble de ses régions côtières ».
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L’équipe scientifique de l’Université Chouaïb Doukkali avait déjà « procédé à l’installation d’un marégraphe, en plus de la réalisation d’un exercice d’évacuation réussi au port de Jorf Lasfar, renforçant ainsi la coordination entre les acteurs impliqués dans la gestion des risques », ajoute la note. El Jadida est la seule ville marocaine bénéficiaire de ce projet scientifique réalisé en partenariat avec le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), l’UNESCO, et une équipe scientifique de l’Université Chouaïb Doukkali, rappelle Hespress, soulignant que la mise en œuvre de ce projet a connu du retard à El Jadida, ce qui ne lui a pas permis d’obtenir le certificat de « ville à l’abri des tsunamis », contrairement à la ville égyptienne d’Alexandrie l’année dernière.
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« Au cours des prochains jours, les panneaux d’orientation relatifs aux itinéraires de secours en cas de tsunami seront de nouveau installés, en plus de la mise en place de deux sirènes d’alerte qui avaient été reçues, l’année dernière, sous forme de don de la part de l’UNESCO », indique une source. Le retard de ce projet dans la ville marocaine était dû à la « rétention » de ces deux sirènes à l’aéroport international Mohammed V de Nouaceur, suite à la demande de frais de plus de 4 millions de dirhams par l’entreprise chargée de l’acheminement des équipements depuis l’Allemagne. À la fin de l’année dernière, l’UNESCO avait adressé un courrier aux responsables du projet pour connaitre les raisons de ce retard, précise-t-on.