La ville de Rabat a trouvé une solution pour ses espaces verts

- 22h30 - Maroc - Ecrit par : J.K

Avec ses espaces verts toujours en extension, ses jardins et parcs, Rabat ville lumière est en besoin croissant d’eau. Près de 660 millions de DH ont été prévus dans le cadre de ce programme supervisé par la société Rabat région aménagement.

En raison de son coût onéreux, Rabat ne peut plus continuer d’utiliser de l’eau potable pour l’arrosage de ses espaces verts et de loisir. La facture a plus que doublé entre 2015 (12 millions de DH) et 2020 a indiqué L’Economiste, citant un de ses élus.

Le coût de la première tranche de ce projet s’élève à 140 millions de DH, dont 50 millions de DH à mobiliser par la région, rapporte la même source, ajoutant que les eaux usées seront traitées au niveau de la station de l’ONEE à la commune Ain Aouda, avec la possibilité du recours à une deuxième située à Tamesna et drainées par la suite à travers un réseau de distribution d’une longueur de 70 km.

Dans cette même perspective, les installations touristiques/hôtelières doivent inclure le traitement et la réutilisation des eaux usées dans leurs coûts des projets. Tout comme le secteur agricole qui doit moderniser les méthodes d’irrigation et écarter de plus en plus les plantes dites « dévorantes" des ressources en eau.

Mais, le facteur le plus important est le changement de comportement qui appelle l’implication structurée et durable, du système éducatif à tous les niveaux, car l’eau c’est la vie.

En clair, le Maroc doit cesser de vivre selon la culture et la logique de l’abondance de l’eau. Son gaspillage doit être puni par la loi. C’est un produit et un sujet à inclure dans les programmes des partis politiques, lors des campagnes électorales.

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