Le vol du téléphone d’une Genevoise à Marrakech se transforme en cauchemar bancaire

- 21h00 - Monde - Ecrit par : P. A

Le téléphone d’une quadragénaire genevoise a été volé lors de son séjour à Marrakech en janvier. De retour en Suisse, elle a constaté que des opérations frauduleuses ont été effectuées sur ses comptes bancaires.

La Genevoise s’est fait arracher son téléphone par un voleur à moto en pleine rue de Marrakech le 11 janvier, veille de son départ en Suisse après une semaine de vacances dans la ville ocre. Elle a aussitôt averti son opérateur téléphonique pour demander le blocage de la carte SIM, bloqué l’iPhone grâce à son Apple Watch et activé un système qui effacerait toutes les données dès que l’appareil serait connecté à un réseau Wi-Fi.

« Je suis rentrée dans la nuit du 12 au 13. C’était le week-end et j’ai des comptes dans différentes banques. Au milieu de la nuit, c’est comme si j’avais eu une prémonition. J’ai voulu faire de l’e-banking sur un de mes comptes en Suisse à 2 h du matin. Il fallait réinstaller l’application de la banque sur mon nouveau smartphone. Quand j’ai réussi à me connecter, j’ai constaté un virement de 6000 francs en suspens au profit d’un inconnu. J’ai réussi à le faire annuler de justesse. Heureusement que c’était le week-end », confie-t-elle à 20 minutes.

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Mais la Genevoise n’était pas au bout de ses peines, car d’autres opérations frauduleuses ont eu lieu auprès de la même banque. « Les voleurs ont réussi à ouvrir deux comptes de placement à mon nom et ont placé 5900 francs dans des fonds », explique la quadragénaire active dans le commerce, qui a également vérifié ses autres comptes ouverts dans diverses banques à l’étranger que les malfaiteurs basés au Maroc ont réussi à pirater.

« Sur un de mes comptes à Londres, 2800 francs ont été virés à une personne basée aux États-Unis. Les voleurs ont fait changer mes paramètres d’accès dans un autre compte basé au Proche-Orient. Ils ont acquis pour 1000 dollars de bitcoins, en achetant et en vendant des actions dans tous les sens, souvent à perte… », se désole-t-elle, ajoutant que les voleurs n’ont pas pu avoir accès à ses « comptes dans deux banques françaises. Je ne savais pas qu’on pouvait « braquer » aussi facilement une banque en Suisse », indique la Genevoise qui n’a pas estimé le préjudice subi.