Agadir : Barrages à sec, le secteur agricole menacé

- 08h00 - Maroc - Ecrit par : J.K

Le stress hydrique est réel à Agadir, première région exportatrice d’agrumes et de primeurs. Même si l’économie marocaine tient pour une grosse part au développement du secteur agricole, la situation actuelle impose une privation d’irrigation des fermes de la région par les barrages, afin de subvenir à la demande en eau potable de la population.

Détourner l’eau des barrages qui alimentent les fermes de la région d’Agadir Souss-Massa, c’est l’unique solution trouvée par les autorités, pour permettre à près d’un million de Marocains l’accès à l’eau potable face à la sécheresse qui sévit depuis trois ans et qui impacte fortement les ressources hydriques, fait part geo.fr.

«  Ces arbres ont près de 20 ans, ils sont morts, il n’y a plus d’eau  », déplore Ahmed Driouch devant les orangers flétris d’une ferme près d’Agadir.
Le taux de remplissage des barrages à l’échelle nationale avait atteint 37% fin octobre 2020, contre 45,6% à la même période en 2019. Mais à Agadir, première région exportatrice d’agrumes et de primeurs, «  le déficit en eau de surface est de 94%  », s’inquiète Abdelhamid Aslikh, responsable de l’agence des bassins hydrographiques pour la région.

Par ailleurs, depuis début octobre, le stress hydrique a atteint un niveau inquiétant au point où l’eau des robinets est coupée entre 22h et 5h du matin à Agadir, et a permis d’économiser 20% de l’eau gaspillée la nuit. Outre cette mesure, «  l’irrigation des terrains de golf et des jardins d’hôtels avec l’eau potable est interdite au profit de l’utilisation des eaux usées traitées  » et bien d’autres mesures, qui concernent également les régions de Marrakech et El Jadida, a précisé le ministère de l’Agriculture, soulignant que les coupures continueront jusqu’à ce que «  les réserves des barrages s’améliorent  ».

Désormais, les autorités se focalisent sur le démarrage, en avril 2021, d’une usine de dessalement de l’eau de mer, afin de combler le déficit en eau potable de la région et faciliter l’irrigation d’une grande partie des terres agricoles.

  • Maroc : la région du Souss-Massa manque d'eau

    La région du Souss-Massa est secouée par une grave sécheresse qui, si rien n'est fait, risque de saper totalement l'agriculture pourtant considérée comme étant l'activité principale de cette partie du pays.

  • La région d'Agadir manque d'eau

    La région du grand Agadir montrerait des signes d'une pénurie d'eau. Les principaux barrages alimentant la région affichent des taux de remplissage historiquement bas.

  • Agadir manque cruellement d'eau

    Le déficit pluviométrique et la baisse du taux de remplissage des barrages dans la région de Souss-Massa ont nécessité des mesures drastiques afin d'économiser l'eau. Ainsi, des coupures d'eau sont donc prévues de façon ponctuelle à partir de ce samedi 3 octobre.

  • La pénurie d'eau menace–t-elle le Maroc ?

    Le Maroc traverse une crise aigüe du stress hydrique. Le Royaume occupe le 23e rang des pays les plus menacés par les pénuries d'eau, selon le dernier rapport du World Resources Institute (WRI).

  • Fès-Meknès : deux vastes programmes d'urgence pour éviter la pénurie d'eau

    Face à la baisse drastique des ressources en eau que connaissent les barrages de la Région Fès-Meknès, deux programmes ont été mis en place par le ministère de tutelle, dont la réalisation est évaluée à plusieurs milliards de dirhams.

  • Cannabis : la production du "Kartika", un danger pour l'irrigation au Maroc

    Les trafiquants de « Kartika » se procurent de vastes terres agricoles, installent sans autorisation des forages et surexploitent les rivières et les sources d'eau du Royaume. Face à l'ampleur de la situation, les ONG du nord du Maroc tirent la sonnette d'alarme.

  • Situation de l'eau au Maroc : du souci à l'horizon 2030

    Actuellement au Maroc, le niveau de remplissage des barrages est rassurant avec une pluviométrie diversifiée, après de longues années de sécheresse.

  • Casablanca va abriter la plus grande station de dessalement de l'eau de mer en Afrique

    Le processus est engagé pour la réalisation d'une grande station continentale de dessalement de l'eau de mer à Casablanca. C'est le ministre de l'Équipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, Abdelkader Amara, qui en a fait l'annonce, mardi à Rabat.

  • Maroc : gros investissement dans les barrages

    Le Maroc va accueillir cinq nouveaux barrages en 2021, d'une capacité de 525 millions de m³ pour un coût global estimé à 4, 8 milliards. Ces projets font partie du plan national de l'eau (PNE 2020-2050), lancé en janvier dernier et qui est un prolongement du programme prioritaire de l'eau approuvé par le roi Mohammed VI.

  • Souss-Massa : Les barrages manquent cruellement d'eau

    La canicule est une mauvaise nouvelle pour les barrages de la région du Souss-Massa qui manquent cruellement d'eau. Pourtant la demande en eau potable et d'irrigation est de plus en plus croissante, selon le conseil régional.