A Agadir, un Marocain juif se fait voler six parcelles de terrains

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

Un citoyen marocain de confession juive dénonce la décision du parquet d’Agadir de classer sans suite sa plainte pour abus de confiance, usurpation de fonction et menaces. Il accuse une personne nommée « N.K. » d’avoir vendu son terrain pour plus de 5,3 millions de dirhams.

Le 31 juillet 2025, le procureur général près le tribunal de première instance d’Agadir a classé sans suite la plainte déposée par le Juif marocain le 24 février 2025, invoquant « le déni des faits allégués par la personne mise en cause et l’absence de preuves suffisantes pour la condamnation ». Une décision que le plaignant nommé « A.J. » conteste. Ce dernier avait confié à « N.K. » la supervision de la vente d’un bien situé dans la commune de Dcheira El Jihadia.

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Selon les documents consultés par le site Al3omk, six ventes ont été réalisées pour un montant total de 5 318 250 dirhams. Les montants ont été versés sur le compte bancaire de « N.K. », qui n’a pas daigné reverser le moindre centime au propriétaire. La première parcelle de 6 375 mètres carrés a été vendue à 2 231 250 dirhams, la deuxième de 200 mètres carrés à 300 000 dirhams, et la troisième de 1 937 mètres carrés à 1 937 000 dirhams. Le plaignant dénonce aussi la vente, sans son accord, d’une parcelle de 2 487 mètres carrés à un prix symbolique à la commune de Dcheira El Jihadia.

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Le plaignant évoque aussi la vente d’une parcelle de 827 mètres carrés pour 827 000 dirhams, et d’une autre pour 23 000 dirhams. Soit au total, plus de 5,3 millions de dirhams de ventes effectuées en 2022. Plus grave encore, malgré l’annulation de sa procuration le 15 mars 2023, « N.K. » aurait signé un nouveau contrat de vente le 28 avril 2023, un acte que le plaignant considère comme une appropriation indue de ses biens.

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« A.J. » compte faire appel de la décision du tribunal de première instance. Pour lui, les documents qu’il a présentés constituent des preuves suffisantes d’abus de confiance et de gestion abusive des biens d’autrui.

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