Maroc : un haut responsable en prison

- 14h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Visé par une enquête portant sur des transactions immobilières entachées d’irrégularités, un élu du Rassemblement national des indépendants (RNI), a été placé en détention provisoire par le juge d’instruction près la Cour d’appel de Tanger.

Ahmed Zeggaf, vice-président de l’arrondissement de Mghogha à Tanger, est dans de sales draps. Après une interdiction de quitter le territoire marocain, l’élu a été arrêté et déféré par le procureur général du roi. Jeudi, l’élu a été présenté devant le juge d’instruction qui a décidé de le poursuivre en état d’arrestation. Il serait impliqué dans des transactions immobilières entachées d’irrégularités. Au total, une vingtaine d’affaires, dont certaines sont encore pendantes devant la justice. Les accusations portées contre Zeggaf sont nombreuses : falsification de certificats administratifs, usage de documents officiels contrefaits, exploitation de contrats annulés pour s’approprier illégalement des terrains, ainsi que plusieurs autres dossiers liés à des litiges fonciers.

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Zeggaf est visé par une première plainte pour lotissement clandestin et usurpation de biens immobiliers. En juin, un citoyen a intenté une action contre lui. Il a découvert que la parcelle que l’élu lui avait achetée avait été vendue une seconde fois à un autre acquéreur. Ce n’est pas tout. Un autre plaignant a déposé plainte contre lui au sujet de la vente frauduleuse de lots sur un terrain litigieux de 5 000 m². Le plaignant accuse le conseiller d’avoir falsifié des documents judiciaires pour s’en emparer. D’après des documents consultés par Hespress, Zeggaf aurait, dans un premier temps, signé un acte de renonciation pour tenter de clore l’affaire avec le véritable propriétaire du terrain, avant de revenir sur sa décision.

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L’élu a en effet déposé un nouveau recours contre la procédure de régularisation foncière, en s’appuyant sur des pièces présumées truquées qui pourraient aggraver son cas. Il risque gros.

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