Air France : un pilote accusé de radicalisation et interdit d’exercer, demande réparation

- 22h20 - France - Ecrit par : P. A

Accusé de radicalisation, un pilote de la compagnie HOP !, une filiale d’Air France, s’est vu retirer depuis octobre son habilitation à exercer son métier par la préfecture de police de Paris. Il a saisi lundi le tribunal administratif de Montreuil pour demander la suspension de cet arrêté préfectoral.

« Le fait que mon nom soit associé avec la menace terroriste, c’est terrible. Je n’ai rien à voir avec tout cela, je comprends le principe de précaution, moi-même j’ai envie de rentrer le soir voir mes enfants », a déclaré le pilote devant le collège de trois juges administratifs saisi en référé-suspension. Depuis le 15 octobre, ce pilote de ligne de 35 ans et père de trois enfants, s’est vu retirer son habilitation à accéder aux zones de sûreté des aérodromes par un arrêté conjoint de la préfecture de police de Paris et la préfecture de Loire-Atlantique.

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Il lui est principalement reproché son amitié avec un ancien collègue chez Air Algérie et HOP !, arrêté pour radicalisation, ainsi que d’avoir prié et respecté le jeûne du mois de ramadan pendant ses heures de travail, violant ainsi les règles imposées au personnel navigant. Les autorités font aussi état de sa fréquentation de la mosquée de Tremblay-en-France, la plus proche de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, et d’une mosquée du Xᵉ arrondissement de Paris.

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Lors de l’audience, l’avocat du pilote a réfuté ces accusations, évoquant un « manque d’éléments précis et circonstanciés » dans un dossier « organisé avec une forme de précipitation ». Avec des photographies de lui en compagnie de collègues femmes à la plage, des témoignages de personnels navigants sur son comportement et son parcours exemplaires et son ouverture d’esprit, l’avocat a décrit l’accusé comme un « musulman modéré ». La décision du tribunal est attendue en fin de semaine.

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