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L’Algérie accuse le Maroc d’agressions verbales

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1er décembre 2020 - 21h00 - Maroc

Le Maroc et la France sont dans le viseur de l’Algérie qui les accuse d’agressions verbales empruntant plusieurs canaux dont le logiciel espion Pegasus.

À l’issue de la résolution du Parlement européen (PE) sur la situation des droits de l’Homme en Algérie, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer a affirmé que son pays fait l’objet d’ «  un flot ininterrompu d’agressions verbales  » qui lui «  parviennent de la France  ». Dans une déclaration à l’APS, il a précisé que ces agressions empruntent plusieurs canaux : le Parlement européen, les ONG et leurs rares relais médiatiques et politiques locaux ainsi que les réseaux sociaux et leurs influenceurs parisiens.

À en croire le ministre, «  ce n’est pas la première fois que des lobbies évoluant au sein du Parlement européen tentent vainement d’épingler l’Algérie sur le registre des droits humains et des libertés individuelles, en pondant des résolutions similaires qui, au fil du temps, deviennent ennuyeuses et provoquent un sentiment de déjà-vu  ». Il a rappelé qu’«  en novembre 2019, alors que l’Algérie affairée à réussir son élection présidentielle pour sortir de l’impasse imposée par l’ancien régime, fait l’objet de critiques acerbes et à tort, de la part de parlementaires européens, censés représenter leurs peuples au lieu de jouer aux mercenaires  ».

«  L’Algérie vient de se voir de nouveau citée, jeudi 19 novembre 2020, dans un parchemin frappé du sceau de l’urgence. Le document en question dresse un tableau des plus sombres de la situation des libertés et droits de l’Homme dans le pays  », a indiqué le porte-parole du gouvernement. Derrière le foisonnement de discours de haine, de division et d’appels à la guerre civile, fait savoir le ministre, il y a un acteur souvent ignoré. Il s’agit de «  NSO, la plus grande société de surveillance israélienne fondée en 2010 par Omri Lavie et ShalevHulio, tous deux diplômés de la fameuse unité de renseignement militaire 8200 d’Israël, dont le logiciel espion Pegasus est utilisé par certains gouvernements arabes partisans de la normalisation, notamment le Maroc, pour l’intimidation, la menace ou le discrédit des patriotes sur les réseaux sociaux  », a-t-il expliqué.

«  Le cyberharcèlement émanant d’usines à trolls étrangères, notamment israéliennes ou marocaines - avec le soutien technologique français- s’acharnent à faire voler en éclat le tissu social et à déstabiliser notre pays, a-t-il poursuivi. Au-delà du ’trolling’ et de l’incivisme ou de l’agressivité comme registre d’expression, le cyber-harcèlement militant d’outre-méditerranée et les discours de haine qu’il propageait à une échelle inquiétante jusqu’à une date récente, est l’expression manifeste d’une ingérence intolérable  ».

Selon M. Belhimer, «  il est évident que si l’Algérie avait renié une partie de sa souveraineté, acquise grâce à un lourd tribut, en acceptant de devenir la décharge, notamment des voitures diesel européennes, devenues une menace pour l’homme européen et son environnement, car trop polluantes, de telles résolutions n’auraient jamais vu le jour  ». «  C’est parce que l’Algérie campe sur ses nobles positions en faveur des causes justes, à l’instar de celles des peuples sahraoui et palestinien, et refuse toute normalisation avec l’État sioniste, très en vogue ces derniers temps, qu’elle fait et fera l’objet d’attaques médiatiques et de critiques de la part de mercenaires de tout bord  », est-il persuadé.

Mots clés: France , Algérie , Violences et agressions

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