Un Data Center géant à Dakhla, au Sahara marocain
Le Maroc a annoncé son projet de construire un nouveau centre de données public d’une capacité de 500 mégawatts, qui sera intégralement alimenté par des énergies renouvelables. Selon la ministre de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, cette initiative vise à renforcer la sécurité et la souveraineté du stockage des données nationales.
Cette orientation du Maroc reflète une tendance internationale, où de nombreux États cherchent à garantir que leurs informations sensibles soient hébergées et traitées sur leur propre territoire. Le projet de Dakhla s’ajoute d’ailleurs à un premier centre souverain inauguré en janvier au sein de l’Université Polytechnique Mohammed VI, qui propose déjà des services de cloud à des entités locales.
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L’ambition dépasse le cadre national, visant à positionner le Maroc comme un acteur clé au niveau continental. « À travers ce réseau de centres de données, le royaume affirme non seulement sa souveraineté numérique, mais aussi son ambition de devenir un hub numérique régional au service de l’Afrique », a souligné la ministre.
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Ce programme s’inscrit dans la stratégie de modernisation numérique du pays (2024-2026), dotée d’un budget de 11 milliards de dirhams (1,22 milliard de dollars). Ce plan d’investissement couvre également le développement de l’intelligence artificielle et l’expansion du réseau national de fibre optique.