Descente raciste du match France-Maroc : les suspects libres !

- 10h00 - France - Ecrit par : S.A

Les sept hommes affiliés à l’ultradroite qui devaient être jugés vendredi pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens » après la demi-finale de Coupe du monde France-Maroc et pour port d’arme pour certains, sont désormais libres. Ainsi en a décidé le tribunal judiciaire de Paris.

« Je n’y croyais pas », a lancé l’un des sept prévenus. Estimant que leurs arrestations dans un bar du XVIIIe arrondissement de Paris le 14 décembre 2022, le soir du match France-Maroc, « n’étaient pas dans le périmètre d’action assigné aux policiers ce soir-là », le tribunal judiciaire de Paris les a annulées ainsi que les procès-verbaux dressés à l’occasion, avant d’annuler pour « irrégularités » toute la procédure visant les prévenus, fait savoir Ouest France. Une position que Georges Sauveur, avocat de deux prévenus avait soutenue en affirmant que leurs « interpellations » étaient « illégales ».

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Quid du profil des prévenus ? Parmi eux, on retrouve Marc de Caqueray-Valmenier, Considéré comme l’ancien chef du groupuscule d’ultradroite « les Zouaves », dissous en janvier 2022, ce jeune homme de 24 ans est déjà mis en examen pour des violences lors d’un meeting d’Eric Zemmour contre des militants antiracistes. Aussi, a-t-il été condamné pour des violences commises en 2017. Les six autres accusés, sont nés entre 1999 et 2002, et résident en région parisienne ou Rouen. Des intérimaires, des étudiants en droit ou en commerce, un agent immobilier vivant dans le XVIᵉ arrondissement de la capitale ou un employé polyvalent du distributeur Lidl « qui dit avoir quitté l’armée par désaccord avec la politique du gouvernement » figurent parmi eux.

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Tous faisaient partie des 38 personnes interpellées dans un bar du XVIIᵉ arrondissement. Alors que 31 d’entre elles « avaient bénéficié d’un classement sans suite ou d’alternatives aux poursuites », tandis que les sept autres étaient poursuivis pour « participation à un groupement en vue de violences volontaires ou dégradations » et, pour certains, port d’arme.

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