L’Espagne s’inquiète de la montée en puissance de l’armée marocaine

- 10h40 - Espagne - Ecrit par : J.K

Madrid est préoccupée par le nouvel accord militaire conclu entre les Etats-Unis et le Maroc. L’Espagne, qui n’arrive pas à renouveler son arsenal, redoute de voir le rapport de force changer, avec l’éventuelle livraison au Maroc du F-35, l’avion le plus cher et le plus performant du monde.

Cet accord signé le 2 octobre dernier, à l’occasion de la visite du chef du Pentagone, Mark Esper, à Rabat, fait gagner aux Forces armées royales (FAR), entre autres, la modernisation de leur flotte de F-16, l’avion de chasse qui a subi une série de modifications techniques et technologiques, ainsi que celle des chars blindés 6x6 Cougars et du système de missiles sol-air à longue portée MIM-104 Patriot, fait savoir le journal El Espanol, poursuivant qu’un contrat de 768 millions de dollars devant être achevé en février 2023, comme l’a annoncé le Pentagone, inscrit le Maroc parmi les 22 pays qui vont acquérir des missiles air-air avancés à moyenne portée (AMRAAM).

Les Etats-Unis, via cet accord, donneraient au Maroc les clés pour construire des drones et des radars, pour la surveillance et l’attaque, et effectuer des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance des espaces terrestres et maritimes, de jour comme de nuit, allant jusqu’à 34 heures de suite, fait savoir publication.

Ainsi, le Royaume est en passe de rejoindre le club très fermé des pays qui auront accès au dernier joyau de la machine de guerre américaine, « qui ne peut être manœuvré jusque-là que par un millier de pilotes seulement », indique le journal ibérique.

Pour les chefs militaires espagnols, il est important que leur pays se dote de F-35 avant 2030, poursuit la même source, indiquant qu’avec ce transfert de technologie, Madrid redoute une réelle menace pour ses intérêts stratégiques et vitaux en Méditerranée et dans l’Atlantique.

L’autre source d’inquiétude pour l’Espagne, les volets cyber-sécurité et cyberdéfense contenus dans l’accord, avec l’installation, des antennes de la National Security Agency (NSA), du renseignement de la marine américaine rattachée au ministère de la Défense, ainsi que de la CIA, conclut le journal.

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