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Les saisonnières marocaines victimes collatérales des tensions Maroc-Espagne

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6 juin 2021 - 07h40 - Société - Par: J.K

En plus de ses conséquences aux plans politique et diplomatique, la crise entre le Maroc et l’Espagne a des répercussions socioéconomiques. Étant donné que le royaume a maintenu ses frontières fermées depuis mars 2020, le retour des 12 600 travailleurs saisonniers n’est possible qu’avec son autorisation.

À en croire le plan de retour progressif présenté par les principales coopératives de Huelva aux autorités marocaines, l’opération devrait commencer ce lundi. Mais, depuis le 21 mai, c’est le silence total du côté de Rabat qui doit donner son autorisation, fait part le journal espagnol EL Pais, selon lequel cela a suscité l’inquiétude chez les agriculteurs, le gouvernement espagnol et les travailleuses. Selon ce plan de retour prévu pour prendre fin à la mi-juillet, deux bateaux devaient être affrétés par semaine pendant les deux premières semaines de juin, et un troisième à partir de la troisième semaine. Environ 800 femmes seraient convoyées sur chaque ferry.

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Cette situation est semblable à celle de l’année dernière, pour la même raison, avec 7000 femmes bloquées à Huelva, sans travail et contraintes de puiser dans leurs revenus engrangés au cours de la saison.

Les travailleuses saisonnières en Espagne gagnent un peu plus de 40 euros par jour, plus les heures supplémentaires, desquels ils sont tenus de payer les frais de nourriture, d’eau, et d’électricité, en plus du coût du trajet aller-retour sur le ferry, précise le média espagnol qui fait observer que les premiers permis expirent à la fin de l’été.

Mots clés: Espagne , Agriculture , Transports , Emploi

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