La fatwa sur l’apostasie devant le Parlement

- 15h09 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

La fatwa autorisant "la peine de mort contre le musulman qui renonce à sa religion", fait polémique au Maroc, où elle sera bientôt portée devant le Parlement par Abdelatif Ouahbi, député du Parti Authenticité et Modernité. La session devrait se tenir en présence du ministre de la Justice Mustapha Ramid et du ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq.

Les députés veulent interpeller Ahmed Taoufiq sur ces "fatwas dangereuses" et menaçant l’intégrité physique et la sécurité spirituelle des Marocains, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum. Mustapha Ramid devra lui répondre à des questions sur la politique de son département, face à la recrudescence d’appels à la violence, après la promulgation de telles fatwas.

C’est avec la publication d’un recueil d’avis juridiques par le Conseil des Oulémas du Maroc, à la demande de la Délégation interministérielle des droits de l’Homme, que la fatwa, datant de plus d’un an, a été communiquée au grand public.

D’après des observateurs, il s’agirait là d’une manœuvre politique du Parti Justice et Développement, qui tente de rappeler tant bien que mal sa vocation islamiste, et veut analyser par la même occasion l’impact qu’aurait une telle mesure sur l’opinion publique.

Vendredi 19 avril à la mosquée Ouhoud à Safi, un prêche consacré à la liberté de culte donné en présence du Roi Mohammed VI, rappelait encore une fois que le Commandeur des Croyants est seul habilité au Maroc à statuer dans ce genre de dossiers. "Ce n’est pas pour rien que l’Imam a souligné devant le Roi, qu’il n’y avait pas de contrainte en religion", relève pour sa part un théologien interrogé par Bladi.net.

  • Fatwa sur l'apostasie : Taoufiq atténue, Ramid ferme les yeux

    La fatwa condamnant à mort toute personne reniant sa foi musulmane, divise encore. Alors qu'Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires Islamiques, essaie d'atténuer la portée de cette fatwa éditée par le Conseil Supérieur des Oulémas, Mustapha Ramid, ministre de la Justice, préfère garder le silence.

  • Insolite : un ministre du gouvernement Benkirane ivre-mort au Parlement ?

    Hamid Chabat, secrétaire général de l'Istiqlal a accusé mercredi un ministre du gouvernement Benkirane, d'être venu lundi dernier en état d'ébriété avancée au Parlement, accusant le gouvernement de vouloir conduire le Maroc vers l'obscurantisme.

  • La mort de Fatima, petite bonne tuée à Agadir, devant le Parlement

    L'affaire de la petite bonne morte dimanche à Agadir des suites de brûlures infligées par ses employeurs, sera bientôt débattue au Parlement. Des députés du Parti Authenticité et Modernité, ont invité Mustapha Ramid, ministre de la Justice, à venir s'expliquer au sujet de la protection juridique des employées mineures.

  • Les Marocains entre charia, apostasie et homosexualité

    Les Marocains sont favorables à l'application de la charia (législation islamique) dans leur pays, d'après une étude menée par l'Institut de recherche américain Pew, selon lequel 83% des Marocains interrogés dans le cadre de cette enquête, veulent instaurer la Charia comme loi suprême dans leur pays.

  • Le Hajj 2013 sera beaucoup plus cher au Maroc

    Le pèlerinage coûtera plus cher aux Marocains cette année. Les futurs "Hajj" (pèlerins) devront débourser 43.900 dirhams, au lieu de 41.800 dirhams, soit 2100 dirhams de plus que l'année dernière, vient d'annoncer Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires Islamiques.

  • Hamid Chabat, l'homme qui veut (à tout prix) devenir Premier ministre !

    L'Istiqlal a décidé de se retirer de l'exécutif Benkirane. Cette décision prise samedi lors d'une réunion du Conseil national du parti, ne sera finalement pas appliquée. Le Roi Mohammed VI est intervenu pour contenir cette crise gouvernementale et assurer la bonne marche du gouvernement, comme le lui permet la Constitution.

  • Chabat : "La moitié des ministres de Benkirane sont des ivrognes"

    "La moitié des ministres du gouvernement Benkirane sont des ivrognes (...) Si mes déclarations ne plaisent pas aux concernés, le ministre de la Justice n'a qu'à entamer une procédure judiciaire contre moi", a affirmé dimanche à Fès Hamid Chabat, secrétaire général du parti de l'Istiqlal.

  • Hafsa Amehzoune, tante du Roi Mohammed VI, devant la police à Khénifra

    Hafsa Amehzoune , tante maternelle du Roi Mohammed VI a été entendue samedi par la police judiciaire de Khénifra, suite à plusieurs plaintes de citoyens à son encontre. Elle est poursuivie notamment pour coups et blessures et vol de bétail.

  • La "révolution du cumin" fait sa première victime au Maroc

    La position prise par Jamal Bounhir, député du Parti Authenticité et Modernité ayant trouvé curieux que la demande américaine d'élargir les prérogatives de la Minurso au Sahara, coïncide avec la sortie médiatique du Prince Moulay Hicham, annonçant une "révolution du cumin au Maroc", lui a valu d'être suspendu du parti.

  • Maroc : les prénoms amazighs enfin autorisés ?

    Le Maroc a enfin levé l'interdiction imposée jusque-là sur les prénoms amazighs, vient d'affirmer Mohand Laenser, ministre de l'Intérieur, devant le Parlement, ajoutant qu'une circulaire portant le numéro 3220, a été adressée aux bureaux d'état civil à travers le Maroc.