France : les propositions d’un élu pour mettre fin à la délinquance des MNA

- 08h00 - France - Ecrit par : S.A

L’ancien gendarme Henri Leroy, sénateur (LR) des Alpes-Maritimes et ancien maire de Mandelieu-la-Napoule, a formulé des propositions pour en finir avec la délinquance des mineurs non accompagnés (MNA) et définit une nouvelle approche de gestion des MNA.

Le sénateur Henri Leroy et les trois autres sénateurs (Hussein Bourgi, PS, Laurent Burgoa, LR et Xavier Iacovelli, LREM) nommés par le Sénat ont présenté mercredi dernier leur rapport d’information parlementaire sur les Mineurs Non Accompagnés (MNA). À l’occasion, la commission des affaires sociales et la commission des lois a adopté ce rapport. Dans celui-ci, Henri Leroy regrette « l’insuffisance des réponses face à un phénomène massif et durable » avec un nombre de MNA intégrant les dispositifs de protection de l’enfance qui a plus que triplé entre 2014 et 2017, passant de 5 033 à 17 022 selon les chiffres du ministère de la Justice, rapporte CNEWS.

À lire : Comment Bordeaux règle le problème des mineurs marocains

Ces MNA sont pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE). « Ces prises en charge ont un coût extrêmement onéreux pour les collectivités locales : 23 461 mineurs non accompagnés étaient ainsi pris en charge par les conseils départementaux au 31 décembre 2020 pour un coût annuel estimé à 1,1 milliard d’euros », précise l’élu, faisant remarquer que ces MNA font l’objet d’une procédure spécifique en amont de leur prise en charge. Relevant un « défaut de pilotage et de coordination », Henri Leroy propose de réformer la gouvernance de cette politique en y associant le ministère des Affaires étrangères. Dans ce sens, il appelle au transfert à l’État de l’évaluation et de la mise à l’abri des personnes se présentant comme MNA et au versement d’une contribution «  exceptionnelle  » de l’État pour soutenir les départements.

À lire : Un dispositif pour identifier les faux mineurs marocains en France

Pour mettre fin à « la violence et à la délinquance engendrées par ces MNA », l’élu appelle au déploiement de mesures fortes comme la mise en œuvre de sanctions à l’encontre « des actes militants de soutien à la circulation des personnes présentes illégalement sur le territoire, lorsqu’il ne s’agit pas d’actes humanitaires, la mise en place d’un fichier national des mineurs non accompagnés délinquants ou encore la conclusion d’accords consulaires avec les pays de départ et de transit, à l’instar du dispositif de coopération mis en place dernièrement avec le Maroc ».

  • Mineurs isolés vivant de la délinquance : voici ce que proposent deux élus français

    Deux élus français ont formulé des propositions sur la situation des mineurs isolés étrangers, dont de nombreux Marocains, qui survivent avec la délinquance à Paris, Montpellier, Toulouse, Nantes, Rennes, etc. C'est l'essentiel à retenir du rapport d'une mission parlementaire.

  • Un dispositif pour identifier les faux mineurs marocains en France

    La préfecture de police de Paris a mis en place un dispositif pour identifier les individus qui se font passer pour des mineurs non accompagnés marocains et du Maghreb pour commettre des actes de délinquance dans la ville.

  • Montpellier : recrudescence de la délinquance des mineurs non accompagnés

    Le débat sur l'impact de la crise sanitaire sur la délinquance en général et celle orchestrée par les mineurs non accompagnés (MNA), dont des Marocains, en France fait rage. La recrudescence des vols à l'arraché avec violence et les cambriolages constatés ces derniers temps à Montpellier, amènent à prendre des mesures urgentes.

  • Mineurs non accompagnés délinquants : toujours un casse-tête pour les autorités françaises

    Les colonnes de la délinquance des mineurs non accompagnés d'origine marocaine ne cessent de s'allonger et avec elles, les plaintes et les arrestations, malgré les stratégies mises en place. Vols à l'arraché avec violence, souvent au couteau ou encore les cambriolages continuent d'être leur lot quotidien à Montpellier.

  • France-Maroc : le très difficile dossier des mineurs non-accompagnés

    Malgré la volonté du Maroc et la France d'y mettre définitivement un terme, la question des mineurs marocains non accompagnés présents en grand nombre en France garde toujours sa complexité. L'équation de leur accompagnement sur le territoire français reste entière.

  • Comment Bordeaux règle le problème des mineurs marocains

    La délinquance des mineurs non accompagnés (MNA) venus du Maroc ou d'Algérie demeure une préoccupation majeure pour Bordeaux. La ville tente de couper le mal à la racine.

  • Unicef France appelle au respect des droits des mineurs non accompagnés marocains

    Unicef France émet des réserves sur la coopération franco-marocaine pour le retour des mineurs non accompagnés et se dit « extrêmement préoccupée par les impacts de cette coopération sur l'effectivité des droits des enfants et les risques qu'ils encourent en cas de retour ». L'institution voit d'un mauvais œil les conséquences qu'un retour forcé aura sur ces enfants.

  • Éric Zemmour jugé pour « provocation à la haine raciale et injure raciale »

    « Complicité de provocation à la haine raciale et d'injure raciale ». Voilà les charges qui pèsent sur Eric Zemmour pour avoir tenu des propos insultants envers les mineurs isolés en septembre 2020 sur CNews. « Ils n'ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu'ils viennent », avait déclaré l'éditorialiste sur le plateau de la chaine.

  • L'Unicef s'inquiète pour les mineurs marocains à Sebta

    Face à la situation critique que vivent les mineurs marocains non accompagnés entrés à Sebta en mai dernier, l'Unicef a insisté auprès de l'Espagne pour l'adoption de mécanismes de prise en charge afin de garantir leur protection.

  • Un accord France-Maroc sur les mineurs non-accompagnés

    Un accord portant sur « la protection des mineurs non accompagnés » a été signé, ce lundi 7 décembre à Rabat, par les deux ministres de la Justice, Mohamed Benabdelkader et Eric Dupond-Moretti. Ce document « consolide les droits des enfants conformément à la convention de La Haye ».