Les gauchistes marocains veulent remplacer l’Istiqlal dans le gouvernement Benkirane

- 16h22 - Maroc - Ecrit par : Fouad BoumnadelJalil Laamoudi

La coalition formée mercredi par l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), le parti socialiste démocratique (PSD) et le parti travailliste (PT), pour contrecarrer la montée en puissance du Parti Justice et Développement (PJD), aurait probablement pour objectif de servir d’alternative à l’éventuelle sortie de l’Istiqlal du gouvernement, estiment plusieurs observateurs de la scène politique nationale.

Les deux partis ayant rejoint l’USFP, ne jouissent quasiment d’aucun poids politique. Ils s’étaient d’ailleurs alliés au Rassemblement NationaI des Indépendants (RNI) dans une vaine tentative d’isoler le PJD à la veille des élections législatives qui ont porté le parti islamiste au pouvoir. L’union baptisée "G8" était un fiasco total et un suicide politique selon Karim Tazi, actuel patron de l’hebdomadaire Tel Quel.

Abdelkrim Benatiq, secrétaire général du parti travailliste, dont le parti ne représente que lui-même, tente à travers cette union de sauver sa formation politique de la déperdition. Abdelmajid Bouzoubaâ, secrétaire général du PSD, affirme pour sa part que la conjoncture politique actuelle veut que les partis de gauche resserrent leurs rangs.

Driss Lachgar, patron de l’USFP, décrié par les ténors de son parti, cherche "à constituer avec ses nouveaux alliés un front de gauche pour prendre part à la transition démocratique en cours au Maroc", mais aussi pour barrer la route aux forces conservatrices et rétrogrades qui manipulent les masses populaires et les milieux défavorisés.

Le parti de Mehdi Ben Barka, affaibli par les conflits internes depuis qu’il est présidé par Driss Lachgar, renoue aujourd’hui avec ses frères ennemis, dans l’espoir de servir de roue de secours, si l’Istiqlal mettait à exécution ses menaces et quitte le gouvernement.

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  • Les probables futurs ministres RNI du gouvernement Benkirane

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  • New York Times : le Maroc se dirige vers une crise politique

    Le Maroc se dirige lentement vers une crise politique, encouragée par la décision du patron de l'Istiqlal Hamid Chabat, de se retirer de la coalition gouvernementale d'Abdelilah Benkirane, selon le New York Times.

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