Lamine Yamal évoque les sacrifices de sa grand-mère venue du Maroc
Derrière le prodige du FC Barcelone se cache un jeune homme de 18 ans à l’histoire déjà dense. Dans un entretien intime accordé à un podcast, Lamine Yamal s’est livré comme rarement, évoquant son ambition dévorante, ses blessures familiales et les sacrifices qu’impose la célébrité.
Son ambition est sans limites : « Je ne rêve pas d’avoir un Ballon d’or, je rêve d’en avoir beaucoup ». Une conviction qu’il nuance aussitôt, rappelant que la priorité reste de « gagner avec mon équipe ». Cette quête d’excellence a un prix, celui de la fin de l’anonymat. « Avant, je pouvais sortir boire un verre avec mes amis, mais maintenant plus rien », confie-t-il.
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L’histoire de sa famille est celle d’un long combat, initié par sa grand-mère. Il raconte son périple, « montée clandestinement dans un bus depuis le Maroc », puis son sacrifice, travaillant « pour que mon père puisse venir ». C’est sur cet héritage de sacrifices que s’est construite sa relation fusionnelle avec sa mère, Sheila, qu’il décrit comme sa « reine », à qui il a offert une maison.
Son plus grand bonheur, dit-il, est de voir ses proches en sécurité, loin des difficultés de ses débuts, marqués par l’humilité et les logements précaires. « Je vois que mon père est tranquille chez lui, que ma grand-mère est tranquille chez elle… C’est tout ce qu’un enfant peut demander ».
L’entretien a aussi levé le voile sur des moments douloureux, notamment l’agression au couteau de son père en août 2024. Il raconte la panique et l’impuissance ressenties : « J’étais un enfant […]. Ils m’ont emmené à la maison et m’ont enfermé. Ils ne m’ont pas laissé sortir ».
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Malgré un début de carrière fulgurant et les épreuves traversées, le jeune homme garde les pieds sur terre. Indifférent aux polémiques sur sa vie privée, il n’oublie pas d’où il vient. « Je peux avoir le plus grand manoir du monde, mais je serai toujours dans la salle de la Play », conclut-il, en référence à la console qui représentait tout pour lui enfant.