Les Amazighs demandent le changement de nom de « Maghreb arabe presse »

- 17h20 - Maroc - Ecrit par : J.K

La loi régissant l’« Agence Maghreb arabe presse », mérite un toilettage en vue de la modification de sa dénomination conformément à l’actuelle constitution. Dans ce sens, Rachid RAHA, président de l’Assemblée Mondiale Amazighe, a envoyé aux présidents des groupes parlementaires de la première chambre du Parlement marocain, une note demandant l’ouverture d’un débat législatif.

« Dans le cadre de notre exercice de nos droits constitutionnels, et en allégeant les dommages qui nous affectent en tant que citoyens en termes de maintien de l’appellation de l’agence de presse officielle marocaine sous le nom de l’« Agence Al Maghrib Al Arabi lil-anbae », un nom qui ne respecte pas les textes constitutionnels et des droits de l’homme, et les réalités géographiques, historiques et les découvertes archéologiques de notre pays, il faut une modification », a indiqué la lettre. Ainsi, tout récemment, plusieurs notes ont été envoyées aux autorités compétentes afin de revoir cette désignation.

Toutefois, n’ayant pas eu un retour positif, « nous avons décidé d’intenter une action en justice en portant plainte contre la MAP devant le tribunal administratif de Rabat pour changer la désignation de « Maghreb arabe », a-t-il souligné. Ainsi, le tribunal administratif de Rabat a pris une décision en se basant sur le n ° 2061 du 18/06/2018 dans le dossier n ° 452/7110 / 2018. Il y a été prononcé que : « … la sécurité de ce nom est établie conformément à la loi, […] l’autorité législative reste l’autorité qui a le pouvoir de changer cette désignation en tant qu’autorité compétente pour promulguer les lois, et c’est le domaine sur lequel aucun litige n’est accepté devant le tribunal administratif, conformément au principe d’autorité ».

Vu que cette décision renvoie vers l’institution législative, l’Assemblée mondiale Amazighe demande alors l’ouverture d’un débat législatif afin de réviser la loi de cette agence pour se mettre à jour avec la réalité et en accord avec les exigences constitutionnelles, juridiques, géographiques, historiques et archéologiques du Maroc.

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