Le Maroc alerte l’Algérie sur la menace terroriste qui les guette

- 21h20 - Maroc - Ecrit par : S.A

Cherkaoui Habboub, directeur du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) déplore l’absence d’une coopération entre le Maroc et l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme. Il alerte le voisin de l’Est sur la menace terroriste qui plane sur les deux pays.

« L’État islamique cherche à étendre sa propagation dans la région du Maghreb, la région du Sahel et en Afrique. […] Il doit y avoir une coopération étroite entre les pays, car il n’est pas possible de lutter contre le terrorisme sans intensifier la coopération entre tous les pays. […] Tous les pays coopèrent avec nous à l’exception de l’Algérie voisine », a déclaré Cherkaoui Habboub dans une interview accordée à la chaîne de télévision Al Shark. Selon lui, cette absence de coopération entre le Maroc et l’Algérie peut mettre à mal la sécurité des deux pays. Dans la mesure où, l’actuel dirigeant de l’État islamique dans le Grand Sahara, Adnane Abou Al Walid Al Sahraoui, qui dirige les camps de réfugiés à Tindouf en Algérie est « originaire de la ville de Laâyoune et est membre du Front Polisario ».

« Avant son organisation de l’État islamique dans le Grand Sahara », Adnane Abou Al Walid Al Sahraoui « était le porte-parole de l’Organisation de l’Unification et du Mouvement du Jihad en Afrique de l’Ouest, qui était à l’origine de l’enlèvement de trois personnes travaillant pour l’organisation humanitaire des Nations Unies en coordination avec le Front Polisario en 2011 », a souligné le patron de la BCIJ, rappelant que le Saharoui avait mené plusieurs opérations terroristes visant le Mali, le Niger et le Burkina Faso entre 2015 et 2020. « Le Polisario a des liens avec des organisations terroristes, tant qu’il y a Adnane Abou Al Walid qui y est affilié et tant qu’il y a une centaine de ses membres qui ont précédemment rejoint et sont impliqués avec Al-Qaida au Maghreb », a affirmé Cherkaoui Habboub.

De son côté, « l’Algérie considère que la sécurité et la stabilité de ses voisins sont directement liées à sa propre sécurité », a déclaré Said Chengriha, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne lors de la visite du chef d’état-major des armées françaises, le général d’armée François Lecointre en Algérie. Et d’ajouter : « Consciente de l’ampleur du danger que constitue le terrorisme sur la sécurité et la stabilité territoriales, l’Algérie n’a pas hésité à présenter des initiatives et à offrir son aide à ses voisins pour coordonner les efforts sur la base d’une vision commune à travers l’initiative du comité d’état-major opérationnel (Cemoc)  ».

  • Haboub Cherkaoui : "le Sahel représente un grand défi sécuritaire pour le Maroc"

    Haboub Cherkaoui, directeur du Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ) affirme que "le Sahel représente un grand danger, et un grand défi sécuritaire pour le Maroc", y compris les pays voisins. La preuve en est que des organisations terroristes comme Al-Qaïda et Daech s'y trouvent.

  • Lutte contre le terrorisme : le Maroc souhaite une coopération avec l'Algérie

    Le Maroc milite pour une coopération avec l'Algérie afin de venir à bout du danger terroriste qui guette les deux pays en particulier et tous les pays de la région du Sahel en général.

  • Le Maroc déplore l'absence de coopération avec l'Algérie dans la lutte antiterroriste

    Cherkaoui Habboub, actuel directeur du Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ) regrette « l'absence totale de coopération sécuritaire avec l'Algérie » dans la lutte contre le terrorisme alors que le phénomène « guette […] tous les pays de la région » du Sahel.

  • Les Etats-Unis ont aidé le Maroc à démanteler la cellule terroriste d'Oujda

    Le directeur du Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ), Habboub Cherkaoui, a donné plus de précisions sur l'opération de démantèlement de la cellule terroriste d'Oujda. Pour lui, il ne fait l'ombre d'aucun doute que cette cellule terroriste, affiliée à Daech et composée de 4 personnes ayant prêté allégeance à l'État islamique, prévoyaient de mener des actions terroristes au Maroc.

  • Le Maroc renforce sa lutte contre le terrorisme dans la région sahélo-saharienne

    Le Maroc mène depuis quelques années une lutte acharnée et constante contre le terrorisme dans la région sahélo-saharienne. Dans ce cadre, il a noué des partenariats avec plusieurs grandes puissances dont les États-Unis.

  • Ce que reproche l'Algérie au Maroc

    L'Algérie n'est pas près de rétablir ses relations avec le Maroc. Le pays maintient une position constante sur la normalisation avec Israël, la question du Sahara, la réouverture des frontières, etc.

  • Une cellule terroriste prête à passer à l'acte démantelée au Maroc

    Une cellule terroriste affiliée à l'État islamique, composée de quatre extrémistes âgés entre 24 et 28 ans actifs dans la ville d'Oujda, a été démantelée ce jeudi matin par le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ). Le démantèlement de cette cellule terroriste et la mise en échec de ses plans extrémistes imminents ont été réalisés grâce à une coordination étroite entre les services de la DGST et les services de renseignements américains.

  • Lutte contre le terrorisme : le BCIJ interpelle deux individus pro Daech

    Le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ) ne baisse pas la garde dans la lutte contre le terrorisme. Mardi, il a interpellé deux présumés terroristes affiliés à Daech, très actifs à Aït Melloul et dans la commune de Oulad Berhil, près de Taroudant.

  • Le Polisario est un grand allié des terroristes, selon le BCIJ

    Le front Polisario entretient le terrorisme transrégional dans la zone du Sahel et du Sahara. Le Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ) a fait cette découverte après avoir démantelé plusieurs cellules terroristes liées aux groupes djihadistes dans cette zone.

  • Omar Hilale dénonce l'Algérie

    À la veille de la prochaine session du Conseil de sécurité des Nations Unies, l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, Omar Hilale a adressé une correspondance aux membres de l'organisation pour dénoncer « les obstructions, blocages et atermoiements de l'Algérie et du Polisario au sujet de la nomination d'un envoyé personnel du secrétaire général et la reprise du processus politique onusien ».