L’échec de l’éducation au Maroc : la langue française en cause ?
De nombreux experts et acteurs attribuent l’échec du système éducatif au Maroc au déclin de la langue française, appelant à adopter l’anglais pour changer la donne.
Par Pedro Lozano from Cádiz, Spain — Martil
Le conseiller communal du parti de l’Union Constitutionnelle (opposition) à Martil, Mohamed Achkour, a annoncé son refus d’approuver un projet de convention de partenariat visant à renforcer le réseau de traitement des eaux usées de la ville, au motif qu’il est rédigé en français et non en arabe ou en amazigh, les deux langues officielles du royaume.
Mohamed Achkour a dénoncé le fait que ce projet de convention soit présenté dans une langue étrangère, le français en l’occurrence. « Nous ne sommes pas Français et nous ne sommes pas des professeurs de français. Nous sommes membres d’un conseil communal marocain dont les niveaux éducatifs et les domaines de travail diffèrent. Nous discuterons des clauses d’une convention à laquelle un budget financier et des engagements de la part de tous les intervenants seront alloués, il n’est donc pas concevable de discuter de cette convention dans une langue étrangère », a-t-il expliqué dans une déclaration au journal Al3omk.
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Et d’ajouter : « La souveraineté de la langue arabe est la souveraineté d’un État, d’un peuple et des institutions… Le danger avec de telles conventions, c’est le niveau éducatif bas de la plupart des élus, ce qui ouvre la porte à la dilapidation des fonds publics et à l’incapacité de tenir les entreprises contractantes responsables ». Pour l’élu communal, « toute tentative de généraliser la langue française dans les institutions de l’État, que ce soit au parlement ou dans les collectivités territoriales, est une forme de protection moderne enveloppée dans un masque de conventions de coopération et de partenariat ».
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« De telles conventions profitent aux entreprises françaises à travers le financement et les contributions financières des collectivités en échange d’engagements en français, permettant aux francophones de se soustraire à ces engagements », insiste l’avocat et conseiller qui estime qu’aucune loi marocaine ne l’oblige à étudier un document qui n’est pas rédigé en arabe ou en amazighe, les deux langues officielles du royaume que l’État se doit « de protéger, de développer et de promouvoir », selon l’article 5 de la Constitution marocaine. L’étude de ce document est inscrite au point 7 de l’ordre du jour de la prochaine session ordinaire du conseil communal de Martil, prévue mardi 7 mai.
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