Maroc : la sardine, autrefois « poisson des pauvres », devient un luxe

- 16h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Au Maroc, la sardine, le « poisson des pauvres », est tellement chère que les familles à revenu modeste n’ont pas les moyens de s’en procurer.

Le prix du kilogramme de sardines connues sous le nom de « poisson des pauvres » est passé de 10 dirhams à plus de 25 dirhams, au grand dam des familles à revenu modeste. Le prix d’une caisse de sardines a atteint 450 dirhams, précise Thami vendeur de poissons à Azemmour. « Nous achetons les sardines à 17,5 dirhams et les vendons à 20 dirhams, mais certains vendent les sardines à 25 dirhams », a-t-il encore précisé au site Al3omk.

À lire : Au Maroc, le « poisson des pauvres » devient un luxe

Les causes de cette augmentation du prix des sardines ? Les commerçants du marché aux poissons pointent du doigt les spéculateurs et les intermédiaires. Thami dénonce l’existence d’une « manipulation claire des prix en raison de l’absence de contrôle de la part des autorités compétentes ». Un vendeur du marché aux poissons d’Azemmour, renchérit : « Ils ne nous laissent rien, nous nous contentons d’un ou deux dirhams au maximum de bénéfice par kilogramme ». Cette flambée des prix des sardines n’est pas sans conséquence sur le pouvoir d’achat des consommateurs. « Ce n’est pas de notre faute, nos bénéfices sont très faibles, et certains jours, nous ne pouvons même pas subvenir aux besoins élémentaires de nos enfants », se dédouane-t-il.

À lire : Maroc : flambée du prix de la sardine, le « poisson des pauvres »

« Les Marocains souffrent et ne peuvent plus suivre cette hausse explosive des prix. Le problème ne réside pas seulement dans le poisson, mais dans toutes sortes de viandes dont les prix ont augmenté de manière illogique », a expliqué Moussa, secrétaire du marché aux poissons. Selon lui, l’insuffisance de contrôle est à l’origine de la hausse explosive des prix. Selon ses explications, il existe un groupe d’intermédiaires et de commerçants qui contrôlent le marché, en achetant de grandes quantités de poisson aux pêcheurs à bas prix, puis les revendant aux consommateurs à des prix multipliés, profitant ainsi de la rareté de l’offre.

À lire : Le prix du poisson s’envole au Maroc

Face à cette situation, Moussa appelle le roi Mohammed VI « à intervenir pour donner des instructions afin de contrôler les prix ».

  • Maroc : pourquoi le "poisson des pauvres" devient hors de prix

    À Nador, les prix des sardines connues sous le nom de « poisson des pauvres » s'envolent au grand dam des consommateurs. Excédés, ceux-ci s'emparent des réseaux sociaux pour dénoncer le comportement des courtiers qu'ils tiennent pour responsable de cette flambée des prix.

  • La sardine, un poisson devenu hors de prix au Maroc

    Au Maroc, plusieurs facteurs expliquent la flambée des prix de la sardine qui ronge non seulement le pouvoir d'achat des ménages mais produit également un impact négatif sur la chaîne de valeur.

  • Au Maroc, le « poisson des pauvres » devient un luxe

    Les prix de la sardine encore appelée « poisson des pauvres » ont connu une hausse significative dans la région d'Al Hoceïma, atteignant 50 dirhams le kilogramme dans certains points de vente.

  • Maroc : Le poisson du pauvre n'est plus

    Au Maroc, le prix de la sardine connait une hausse record à moins d'un mois du Ramadan, atteignant 25 voire 30 dirhams le kilogramme selon les marchés. Une inflation due, selon les professionnels, aux changements climatiques et à la baisse de la production.

  • Les Marocains boudent la pastèque

    Malgré la baisse des prix de la pastèque enregistrée ces derniers jours, la demande reste faible, au grand désarroi des commerçants du marché de gros de Casablanca.

  • La sardine à 5 dirhams le kilo, concurrence déloyale ou coup de génie ?

    Alors que le prix du kilo de sardine a atteint 15 à 20 dirhams sur certains marchés au Maroc, à Marrakech, un jeune poissonnier le vend à 5 dirhams. Une concurrence déloyale qui suscite de vives polémiques.

  • Les Russes boudent le poisson marocain

    Les importations russes de poissons et de fruits de mer marocains ont connu une baisse inquiétante au cours du premier trimestre 2024, dégringolant à 1 600 tonnes, soit trois fois moins qu'à la même période de l'année précédente.

  • Essence, diesel : la facture s'alourdit pour les Marocains

    Au Maroc, les prix des carburants dans les stations-service n'ont cessé de grimper au grand dam des automobilistes.

  • L'huile d'olive devient hors de prix au Maroc

    La sécheresse sévère qui touche le Maroc, ajoutée à la raréfaction des précipitations, fait craindre une baisse drastique des rendements et une flambée des prix de l'huile d'olive pouvant atteindre 150 dirhams le litre.

  • Maroc : flambée du prix de la sardine, le « poisson des pauvres »

    À quelques jours de la célébration de l'Aïd al-Adha, les prix du poisson s'envolent au grand dam des consommateurs marocains. Préoccupé par la situation, le député du groupe socialiste Moulay Mehdi Fatemi a adressé une question écrite au ministre de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Mohammed Sadiki.