Mendicité au Maroc : l’action publique a été engagée à l’encontre des exploitants des enfants

2 février 2021 - 21h50 - Maroc - Ecrit par : J.K

Quelque 142 affaires relatives à l’exploitation des enfants dans la mendicité ont été traitées à Rabat, Salé et Témara, a annoncé lundi, le procureur général du Roi près la Cour de Cassation, président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui. Plusieurs jugements ont été prononcés dans ce cadre.

Lancé en décembre 2019, le traitement de ces affaires a été possible grâce à la coopération entre les structures en charge de la protection des enfants contre ce phénomène, explique le président du Ministère public, précisant qu’il a été décidé de remettre l’enfant à son milieu familial et son admission à un établissement de prise en charge sociale, le cas échéant.

En outre, afin de permettre leur scolarisation, il a été procédé à la vérification de l’identité de certains enfants et à leur inscription aux registres de l’état civil, en plus de la coordination avec les cellules d’assistance sociale relevant de l’Entraide nationale pour appuyer les familles. Ont été mobilisés pour cette action basée sur une démarche qui associe la répression des mis en cause et la protection des enfants victimes, des magistrats spécialisés, des assistants sociaux et des officiers de la police judiciaire (Sûreté et Gendarme).

Le plan d’action national pour la lutte contre ce fléau appelle l’intervention d’équipes de terrain pluridisciplinaires dans différentes régions, ainsi que du suivi et de l’évaluation. Il sera lancé en phase expérimentale à Rabat, Salé et Témara, avant son élargissement dans une seconde phase aux grandes villes et aux différentes régions du Royaume, ajoute la même source.

Le plan d’action comporte neuf axes dont, le parcours de l’enfant dans le système de protection à partir de son signalement par la police judiciaire, la protection judiciaire appropriée, la prise en charge médicale, clinique et psychologique urgente selon la situation de chaque enfant. Après quoi, celui-ci est réinséré dans sa famille, accompagné, et bénéficie des programmes de soutien social disponibles, soit par le biais du Fonds d’appui à la cohésion sociale ou du Fonds Takaful de la famille, soit par son accueil dans une institution de protection sociale, si son intérêt l’exige.

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