Maroc : les mères célibataires encore plus exclues avec la crise sanitaire

- 21h30 - Maroc - Ecrit par : Kamal.B

L’association Insaf mène une course contre la montre pour venir au secours des mères célibataires à Casablanca. Un petit geste d’espoir envers les 500 jeunes femmes condamnées à l’exclusion sociale.

À bord d’une fourgonnette, une dizaine de bénévoles de l’association caritative serpentent les ruelles de la capitale économique pour distribuer des colis d’aides alimentaires à cette catégorie sociale vulnérable.

Dépassées par le confinement obligatoire, le défaut de ressources et le rejet social, ces femmes, souvent abandonnées par leurs propres familles, trouvent en Meriem Othmani, présidente de l’association Insaf, un véritable soutien en cette période de détresse.

"L’épidémie touche tout le monde, mais les mères célibataires sont les plus vulnérables : leurs familles les rejettent et elles doivent se débrouiller seules avec leurs bébés sans aucun soutien", déplore la présidente.

Dédiée à la cause de ces victimes de "conservatisme religieux", l’association accompagne chaque année plus de 500 mères célibataires dans la ville, à travers le suivi médical et psychologique, la médiation avec les familles et les pères biologiques, et l’aide à l’insertion professionnelle.

Grâce aux subventions des donateurs particuliers, l’association espère parer à l’urgence et toucher un maximum de mères célibataires dans des zones enclavées du pays, où sécheresse et confinement ont contribué à l’exacerbation de la misère.

  • Plus de 3 000 mères célibataires bientôt réintégrées dans leur droit

    Rejetées par la société, les mères célibataires vivent pour la plupart dans la précarité. Soutenue par l'Union européenne, l'Institut national de solidarité avec les femmes en détresse (Insaf) se mobilise pour leur offrir de meilleures conditions de vie.

  • Maroc : la « réalité amère » des mères célibataires

    L'association Insaf poursuit son combat contre la marginalisation et la discrimination des mères célibataires, appelant le législateur à une réforme profonde de la loi.

  • Maroc : les mères célibataires « stigmatisées et marginalisées »

    L'association marocaine à but non lucratif et à vocation sociale, 100 % Mamans, forme les mères célibataires — femmes toujours stigmatisées et marginalisées — à devenir des techniciennes radio. Bon nombre d'elles ont perdu leur emploi à cause de la crise sanitaire liée au Covid-19.

  • Maroc : souffrance et douleur pour les mères célibataires

    Le confinement est une mauvaise nouvelle pour de nombreuses femmes, surtout en Afrique. Elles sont mères célibataires et vivent au jour le jour. Entre braver les interdits du confinement et s'exposer à tous les risques de contamination, et mourir de faim en restant à la maison, le choix est vite fait.

  • Maroc : des milliers d'enfants abandonnés chaque année

    Plusieurs milliers d'enfants sont abandonnés chaque année par leurs familles, ce qui plonge le "royaume dans une situation de schizophrénie sans précédent", indique la militante associative Aïcha Chenna.

  • Maroc : un beau geste envers les migrants subsahariens

    Les migrants subsahariens, touchés par la crise sanitaire du covid-19 à Casablanca et à Rabat, vont recevoir, lundi 11 mai, 4 000 kits alimentaires et 40 000 masques de la part de l'Institut national de solidarité avec les femmes (INSAF), une association marocaine présidée par Meriem Othmani.

  • Des bébés marocains en France

    Les Organisations non gouvernementales dénoncent et appellent les autorités à lutter contre le trafic de bébés qui prend de l'ampleur à Sebta, Melilla et en France. En effet, des mères célibataires, pour 70 000 dirhams et plus, s'adonnent à la vente de leurs bébés, avec le concours des réseaux de trafic qui ciblent particulièrement les mères célibataires.

  • "100% Mamans" vient au secours des mères célibataires

    "100% Mamans" est une association tangéroise à vocation sociale. D'un précieux secours aux mères célibataires, chaque année, elle assure l'accueil gratuit de 200 femmes, en leur permettant de regagner un vrai statut social à travers leur réinsertion professionnelle et l'inscription de leur progéniture à l'état civil.

  • Confinement : les violences conjugales en forte hausse

    Les actes de violences à l'égard des femmes se sont accrus depuis que le confinement est devenu une réalité au Maroc. La Fédération des ligues des droits des femmes (FLDF) a annoncé avoir reçu, du 16 mars au 24 avril, 240 appels téléphoniques venant de 230 femmes des différentes régions du royaume pour signaler des actes de violence.

  • Coronavirus au Maroc : l'action de coeur des pharmaciens

    Des pharmaciens ont distribué des paniers de ramadan au profit des personnes au chômage et de familles nécessiteuses en raison de la pandémie du covid-19.