" Le sexe nié" d’Osire Glacier, remet sur le tapis la question de l’infériorité des femmes au Maroc

- 22h40 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

«  Le sexe nié  », nouvel ouvrage d’Osire Glacier poursuit un but précis : trouver une expression masculine, mais aussi, une pensée partagée par les femmes. Son auteur entend apporter des explications aux préjugés et autres mentalités rétrogrades qui perdurent depuis des lustres en matière de système patriarcal et de misogynie.

Elles sont nombreuses les femmes qui sont convaincues de l’existence d’un ordre naturel en leur défaveur. Elles assument une perception péjorative de leur propre sexe, donnant ainsi raison à la misogynie.

L’ouvrage intitulé «  Le sexe nié, féminité, masculinité et sexualité au Maroc  », porte sur cette infériorité des femmes. C’est un ouvrage d’Osire Glacier, paru aux éditions «  La croisée des chemins  ». L’œuvre est le résultat d’une longue réflexion portant sur l’infériorité des femmes plus précisément au Maroc et dans les sociétés humaines en général, affirme l’auteure.

Avec cet ouvrage, Osire Glacier, née à Agadir dans les années 1960, examine ainsi, comment les thèmes du corps, du féminin, du masculin et du sexuel sont établis et véhiculés par le langage, les médias, la littérature et les textes de loi dans le Maroc après l’indépendance. Elle aborde également des survivances de l’ordre patriarcal dans les langues française et anglaise, ainsi que dans l’imaginaire du cinéma de Hollywood.

L’objectif de cet ouvrage est donc de dévoiler les dynamiques qui produisent la dépréciation du sexe féminin dans l’ordre patriarcal basé sur le principe du primat de la masculinité avec son corollaire. L’auteur éclaire également sur la fonction assurée par la sexualité dans la concrétisation, la stabilisation et la pérennisation de cette hiérarchisation.

Pour rappel, ce même ordre patriarcal produit un masculin associé à la domination, l’agressivité et la violence. Ce qui produit inversement un féminin associé à la soumission, la passivité et la douceur. Ensuite, il produit des femmes et des hommes distincts. Il produit de même une conception particulière du pouvoir. Ce pouvoir est en effet, sexué et sexualisé, puisqu’il est à la fois pouvoir masculin mais aussi, un pouvoir dont l’expression ultime est l’appropriation sexuelle du corps féminin, révèle l’Économiste.

  • Maroc : des plages interdites aux femmes

    Le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI) combat la domination masculine des espaces publics à travers une série d'actions qu'il mène sur une plage du Rif sur la côte méditerranéenne.

  • « Le prophète de l'islam et les femmes de sa vie », dernier livre d'Asma Lamrabet

    « Le prophète de l'islam et les femmes de sa vie », c'est le titre du nouveau livre de l'essayiste et féministe Asma Lamrabet, directrice de la Chaire d'études sur le genre de la fondation Euro-arabe.

  • Agressions sexuelles au Maroc : le cas des enfants bat le record

    Les crimes commis contre les enfants arrivent au premier plan du tableau des agressions sexuelles dans le Royaume. C'est ce qui ressort du dernier rapport de la présidence du ministère public.

  • Au Maroc, les femmes plus touchées par le coronavirus

    Le coronavirus produit un impact négatif sur la vie des femmes et filles marocaines. C'est du moins ce qu'indique le rapport du Policy Center for the New South (PCNS) intitulé "L'autonomisation économique des femmes au temps du Covid-19 et d'ailleurs : comprendre pour agir".

  • Asma Lamrabet plaide pour une lecture réformiste et féministe de l'islam

    L'écrivaine marocaine Asma Lamrabet a déclaré jeudi, au cours d'un séminaire organisé en visioconférence à l'occasion de la journée internationale de la femme, que l'épanouissement de la femme dans les pays musulmans dépend de la lecture réformiste et féministe de l'islam. Elle estime que cette réforme pourrait être menée à travers la mise en œuvre d'une « lecture éthico-spirituelle » de l'Islam qui soit en rupture avec la lecture patriarcale traditionaliste, qui a donné lieu à une pratique religieuse discriminatoire profonde » à l'égard des femmes.

  • Casablanca : la misogynie bat son plein dans les débits d'alcool

    Pour pouvoir décrocher un emploi dans un hôtel ou un restaurant à Casablanca, les femmes sont obligées de faire une demande auprès de la police, présenter une fiche anthropométrique et avoir l'accord du tuteur. La nouvelle mesure vient d'être communiquée par l'Association Tahadi pour l'égalité et la citoyenneté.

  • Le niqab, le voile de l'exception

    "Derrière le niqab", c'est le nom de l'ouvrage de la sociologue Agnès de Féo sur les femmes musulmanes ayant opté pour le voile intégral. La sociologue a livré au journal le Parisien des explications sur son livre-enquête.

  • Marché de l'emploi : La femme marocaine, une laissée-pour-compte ?

    Dans le cadre de la journée nationale de la femme marocaine célébrée le 10 octobre, le Haut-Commissariat au plan (HCP) a publié une étude sur la situation des femmes dans le monde de l'emploi. Il ressort de cette réflexion, que les femmes, malgré les nombreuses sensibilisations, sont mal loties, fragilisées par divers obstacles.

  • Le CNDH en campagne contre les violences faites aux femmes et aux filles

    Dans le cadre de la « Campagne mondiale des seize jours d'activisme contre la violence sexiste », le conseil national des droits de l'homme (CNDH) au Maroc, a lancé le mercredi 25 novembre une campagne pour assurer la lutte efficace contre toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles. Par cette initiative, le CNDH entend approfondir la réflexion sur les conditions des femmes et des filles et réduire la violence dont elles sont victimes.

  • Les femmes marocaines absentes du classement Forbes

    Aucune femme marocaine ne figure dans le dernier classement du magazine Forbes des femmes les plus puissantes du monde en 2020.