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Oumaima, 17 ans, violée et séquestrée par 20 personnes pendant 20 jours

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24 janvier 2020 - 09h00 - Société

Après le viol collectif subi à la fin du mois de décembre dernier par Oumaima, une Casablancaise de 17 ans, l’indignation a laissé place à la mobilisation chez les internautes. Ils ont créé un groupe sur Facebook dénommé " Nous sommes tous Oumaima ", en signe de solidarité envers la jeune fille, séquestrée et violée par 20 personnes.

Sur "Nous sommes tous Oumaima", les administrateurs, entre autres actions, proposent de rendre visite à l’adolescente, toujours hospitalisée à l’hôpital Ibn Rochd, dans le centre-ville de la métropole économique. L’histoire tragique de la jeune fille de 17 ans a commencé le jour où elle a été kidnappée, à proximité de son domicile, dans le quartier Moulay Rachid, au cours de la dernière semaine du mois de décembre 2019.

Oumaima a été emmenée par ses kidnappeurs dans une cabane, dans le quartier Chichane, à Lahraouiyine, une banlieue au sud-est de Casablanca. Séquestrée dans cet endroit, Oumaima y a subi des viols répétés, durant 24 jours, par une vingtaine de personnes. Et comme si cela n’était pas assez horrible, elle a été lacérée de coups de couteau, et forcée de boire des substances toxiques. Un membre de cette bande l’aurait finalement libérée devant les supplications de la jeune fille, rapporte le360.

Ce fut une expérience éprouvante pour Oumaima, qui garde de ces viols répétés et de cette séquestration des lésions très graves. Ce n’est que 24 jours après sa disparition, que la jeune fille, apeurée, a été retrouvée par des habitants du quartier dans lequel elle était séquestrée.

En dehors du groupe sur Facebook, elle a également reçu le soutien d’une association casablancaise, " Sayidati marocaine", dont le président a annoncé aux médias avoir confié son cas à un avocat.

Les prévenus, au nombre de vingt, sont poursuivis pour de lourds chefs d’inculpation, à savoir : trafic d’êtres humains, viol, séquestration, association de malfaiteurs, et non-dénonciation de crimes. Ils encourent jusqu’à trente ans de prison ferme.

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