Le Parlement européen impose des restrictions d’accès aux représentants marocains

- 23h00 - Monde - Ecrit par : S.A

Dans la foulée du scandale de corruption présumé, le Parlement européen a décidé d’imposer des restrictions d’accès aux représentants marocains et qataris.

Plus rien ne sera comme avant. Le Parlement européen s’est dotée de « lignes directrices » sur la manière dont ses membres doivent aborder les représentants de certains pays comme le Maroc, lesquelles ont été approuvées jeudi 13 avril lors d’une réunion à huis clos par la Conférence des présidents, qui réunit les chefs des groupes politiques. « Elles sont basées sur les résolutions et décisions adoptées et clarifient les pratiques en matière d’accès, de missions et de réunions avec certains pays », a précisé Delphine Colard, porte-parole de l’institution.

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Il est question pour le Parlement européen de diminuer l’influence des représentants du Qatar et du Maroc sur les députés européens. Désormais, les députés et les collaborateurs sont invités à demander l’autorisation du Parlement pour inviter les diplomates des pays dans les locaux, et les législateurs doivent également informer la présidente du Parlement lorsqu’ils les rencontrent, fait savoir Politico. Ces lignes directrices visent principalement à clarifier la situation des députés européens et à permettre à Roberta Metsola et aux hauts fonctionnaires de mieux contrôler qui rencontre qui, dans le cadre d’une enquête criminelle en cours en Belgique visant à déterminer si les députés européens ont accepté des pots-de-vin de la part du Qatar et du Maroc.

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Les lignes directrices ne sont toutefois pas contraignantes. En d’autres termes, aucune sanction ne sera infligée aux députés qui ne les respecteraient pas. De plus, elles sont distinctes de la réforme en cours sur la transparence et l’éthique provoquée par le Qatargate, que le Parlement souhaite mener à bien d’ici l’été. « Il est très probable que cela conduise à une situation où ces règles seront formalisées à l’avenir, a déclaré un fonctionnaire du Parlement sous couvert d’anonymat. Nous devons savoir qui ils rencontrent, pourquoi ils le font. Je pense que tout le monde comprend qu’on ne peut pas continuer à faire comme si de rien n’était. »

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