Le projet gazoduc Maroc-Nigeria avance

8 avril 2023 - 19h00 - Economie - Ecrit par : S.A

Les signes annonciateurs de la réussite du projet de construction du gazoduc Maroc-Nigeria sont visibles. Le partenaire nigérian est prêt à investir 50 % du coût total du projet.

En marge de l’édition 2023 du Forum de l’énergie organisée par la Society of Petroleum Engineers (SPE) à Abuja, Mele Kyari, PDG de la société « Nigerian National Petroleum Company Limited » (NNPC) a annoncé que son entreprise a décidé d’investir 12,5 milliards de dollars, et ce, afin de garantir une participation de 50 % dans le tour de table du méga chantier, rapporte le quotidien nigérian The Nation. Le projet Gazoduc Maroc-Nigeria devrait coûter 25 milliards de dollars.

À lire : Où en est le projet de gazoduc Maroc-Nigeria ?

En octobre 2022, Mele Kyari avait, dans une déclaration à Bloomberg, promis de prendre « une décision d’investissement définitive l’année prochaine » avant d’ajouter que les discussions autour du financement étaient en cours. Il n’avait toutefois pas mentionné le nom des structures qui ont accepté d’accompagner la réalisation du projet.

À lire : Gazoduc Maroc-Nigeria : la décision finale du Nigeria attendue en 2023

Ce projet d’envergure sera réalisé en plusieurs phases et longera la côte ouest-africaine depuis le Nigeria sur 5 600 kilomètres, en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie, jusqu’au Maroc, et sera connecté au Gazoduc Maghreb-Europe et au réseau gazier européen. Le gazoduc sera également bénéfique pour des pays enclavés comme le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Le projet est déjà à la seconde phase de l’étude d’avant-projet détaillé, et fait actuellement l’objet d’une évaluation de l’impact environnemental et d’enquêtes sur les droits de passage.

À lire : Gazoduc Maroc-Nigeria : « l’Europe voit dans ce projet un moyen de diversifier ses approvisionnements »

Pour rappel, cinq Mémorandums d’entente (MoUs) tripartites avaient été signés, lundi 5 décembre 2022 à Rabat, le Maroc et le Nigeria, d’une part, et par la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Sierra Leone et le Ghana, d’autre part, dans le cadre du projet de Gazoduc Nigeria-Maroc. L’un de ces MoUs a été signé par l’ONHYM et la NNPC avec Gambia National Petroleum Corporation (GNPC-Gambie).

Sujets associés : Investissement - Nigéria - Energie - Gaz

Aller plus loin

Où en est le projet de gazoduc Maroc-Nigeria ?

Le projet de gazoduc Maroc-Nigeria avance. En attendant la décision finale d’Abuja attendue en 2023, le comité technique a organisé cette semaine une série de réunions à Rabat.

Gazoduc Maroc-Nigéria : 12,5 milliards de dollars pour accélérer sa construction

Le PDG de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), Malam Mele Kyari, partenaire de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) dans la construction du gazoduc...

Gazoduc Maroc-Nigeria : la décision finale du Nigeria attendue en 2023

L’année 2023 sera décisive pour le gazoduc Maroc-Nigeria, selon les propos de Mele Kyari, le PDG de la compagnie pétrolière nationale nigériane. Il s’agit d’un projet...

Du nouveau pour le projet du gazoduc Nigeria-Maroc

RPS Group, une société basée au Royaume-Uni, qui fournit des services professionnels, se voit confier la réalisation d’un important volet des études du projet gazoduc...

Ces articles devraient vous intéresser :

Le groupe marocain OCP vise haut les quatre prochaines années

Après le succès de son premier programme d’investissement – la capacité de production d’engrais a triplé en 10 ans-, le groupe marocain OCP a préparé un nouveau programme d’investissement vert dont la mise en œuvre permettra d’atteindre la neutralité...

Gaz : Sound Energy veut prolonger son contrat d’exploration au Maroc

La société britannique d’exploration gazière Sound Energy envisage de renouveler son contrat d’exploration au Maroc, en vue poursuivre ses forages à Tendrara et les recherches à Sidi Mokhtar.

Maroc : fort engouement pour le statut d’auto-entrepreneur

Le nombre d’auto-entrepreneurs continue d’augmenter au royaume. Fin 2021, ils étaient 373 663, soit quatre fois plus qu’il y 4 ans, d’après les chiffres la Direction Générale des Impôts (DGI).

Gazoduc Maroc – Nigeria : le groupe russe OMK ne veut pas investir dans le projet

Les informations selon lesquelles, le groupe russe OMK, spécialisé dans la métallurgie, était impliqué dans le financement du projet de gazoduc Maroc – Nigeria, sont fausses. La direction a apporté un démenti, niant toute intention d’investir dans ce...

Gaz : un avenir prometteur pour le Maroc

Le Maroc dispose d’importants réserves de gaz qui peuvent garantir sa sécurité énergétique et apporter d’importants revenus à l’économie nationale, selon Sound Energy.

Maroc : une subvention pour renouveler les camions

Dans le cadre de la relance du programme de renouvellement du parc du transport routier, le gouvernement a annoncé le déblocage d’un budget de 500 millions de dirhams pour la période 2022-2023.

Le parc éolien Nassim Koudia Al Baida double sa capacité

Les travaux du repowering du parc éolien Nassim Koudia Al Baida seront bientôt lancés. Le financement de ce projet initié par l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) vient d’être bouclé et la mise en exploitation est prévue au 2ᵉ...

Le Groupe Bel cède ses parts dans Safilait

Le groupe laitier français Bel Group, actionnaire majoritaire dans la société marocaine Safilait, a annoncé la cession de ses parts à l’acteur laitier polonais Polmlek. Le montant de la transaction n’est pas connu.

Maroc : l’hydrogène vert pour atteindre l’autosuffisance alimentaire

La production de l’hydrogène vert dans la région de Dakhla et son utilisation pour le dessalement de l’eau de mer, permettront au Maroc d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. C’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs marocains.

Maroc : investissements publics records en 2024

L’investissement public au Maroc devrait s’élever à 335 milliards de dirhams (MMDH) l’année prochaine, d’après la note de présentation du Projet de loi de finances (PLF) 2024. Un effort qui contribuera à améliorer les conditions de vie des populations.