Ramadan, mois de ... gaspillage

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

À l’instar de plusieurs villes marocaines, Agadir fait face au gaspillage alimentaire pendant le ramadan. Un phénomène qui se produit chaque année.

À Agadir, le constat est effarant : les bennes à ordures débordent chaque jour de déchets d’emballages et de restes alimentaires. Il s’agit principalement de plats cuisinés par les riverains pour leur ftour, et qu’ils n’ont même pas consommés. Sur le terrain, les camions de collecte des déchets et les agents en charge de la propreté s’activent dans les différents quartiers de la ville, pour y collecter les déchets ménagers. Interrogé par Al Ahdath Al Maghribia, un éboueur décrit la nature des déchets qui augmentent en ce mois de ramadan et que les familles n’arrivent pas à consommer en totalité. Il cite les tajines entiers, harira, des crêpes comme les msemmen et les baghrir.

À lire :Les Marocains n’ont jamais autant gaspillé que pendant le ramadan

Selon les explications d’un autre éboueur, les quantités de déchets alimentaires deviennent plus importantes au cours du mois de jeûne musulman. Selon lui, ceux qui jettent ces déchets sont les mêmes à se plaindre de leur prolifération dans les rues. Au lieu de revoir leur mode de consommation, ils accusent les employés des entreprises de collecte d’inefficacité, déplore-t-il.

À lire :Alerte au gaspillage alimentaire pendant le mois de ramadan au Maroc

Pendant le Ramadan, 45,1 % des familles marocaines jettent l’équivalent de 6 à 51 dollars, soit 60 à 500 dirhams, révèlent des études du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) et de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publiées en 2021. Selon un rapport publié par la FAO la même année, « chaque Marocain jette annuellement 91 kilogrammes d’aliments à la poubelle ».

  • Déchets de l'Aïd al-Adha : un casse-tête pour les villes marocaines

    Au Maroc, la gestion des déchets pendant la période de la célébration de l'Aïd al-adha reste l'un des défis que peinent à relever chaque année les autorités locales.

  • Gaspillage alimentaire : les Marocains battent des records de gâchis

    Les ménages marocains ont gaspillé plus de 4 millions de tonnes de repas en 2022. C'est ce que révèle le rapport 2024 sur l'indice de gaspillage alimentaire du Programme des Nations unies sur l'environnement (PNUE), rédigé par WRAP, une ONG mondiale basée au Royaume-Uni.

  • Maroc : « Marée » de déchets après les iftars sur les plages

    Les associations de défense de l'environnement dénoncent le non-respect des règles environnementales par certaines familles qui laissent d'importantes quantités de déchets sur les plages après y avoir rompu le jeûne pendant le mois de Ramadan.

  • Voici la date de l'Aïd El Fitr au Maroc

    Débuté le 12 mars au Maroc, le ramadan, l'un des cinq piliers de l'islam, se profile pour de millions de Marocains. Quand aura lieu l'Aïd El Fitr cette année ?

  • Les Marocains n'ont jamais autant gaspillé que pendant le ramadan

    Au Maroc, si le mois du Ramadan est connu comme un grand moment de foi, il est aussi celui des gaspillages alimentaires insoupçonnables. C'est un comportement qui va à l'encontre de la vocation première de ce mois important dans la vie du musulman.

  • Ramadan et réseaux sociaux : les photos d'iftar divisent

    Pendant le mois sacré de Ramadan, de nombreux influenceurs marocains publient quotidiennement sur les réseaux sociaux des photos de tables garnies de mets et de boissons pour la rupture du jeûne (iftar). Un comportement perçu comme de la provocation par certains internautes qui arrivent difficilement à sacrifier à cette tradition dans ce contexte de hausse continue des prix.

  • Maroc : une amende contre le gaspillage alimentaire ?

    Le groupe parlementaire du Rassemblement national des indépendants (RNI) vient de déposer une proposition de loi visant à lutter contre le gaspillage alimentaire. Des sanctions sont également prévues.

  • Ftour camping : une nouvelle tendance pour rompre le jeûne au Maroc

    À Casablanca et Rabat, de nombreux Marocains se ruent vers les plages pour le « Ftour camping » pendant le mois de ramadan. Une aubaine pour les commerçants.

  • Fès croule sous les ordures

    Plusieurs quartiers de la ville de Fès offrent un spectacle d'ordures et de déchets ménagers répugnant. Les habitants s'en plaignent, mais le conseil municipal n'a toujours pas trouvé de solution.

  • Mohammedia asphyxiée par les ordures

    Des habitants de la commune de Chellalat, relevant de la préfecture de Mohammedia, crient leur ras-le-bol. Ils n'en peuvent plus des odeurs nauséabondes provenant des déchets qui envahissent la ville, rappelant les autorités à leur devoir de garantir un environnement sain et de préserver la santé des citoyens.